Les incendies de Bolbec à travers les siècles

jeudi 26 janvier 2017
par  Francis RENOUT
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......Les incendies de Bolbec.........

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La ville de Bolbec a subi une série d’incendies, un premier en 1583 détrusiit 800 maisons, un second en 1676 ne fut que partiel, un troisième en 1696 détruisit presque toutes les maisons du bourg, et le dernier en 1765 le 14 juillet ne laisseaque 10 maisons....................

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Lors de l’incendie de 1676, presque la totalité des minutes du notariat furent brûlées.

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La même chose arriva à l’incendie de 1696, ce qui fait que les répertoires et les minutes du notariat ne datent que du 30 octobre de cette année.

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Le troisième incendie arriva le dimanche 14 juillet 1765. Un boucher protestant, nommé Leluc, ayant tué en cachette un porc, voulut le brûler pendant la grande messe dans une petite cour.
La paille prit feu, et le propagea à sa maison puis les flammes se communiquèrent aux maisons voisines. Vers 13h30, le vent qui soufflait fort, poussa les flammes, de maisons en maisons jusqu’au bout de la ville. En deux heures de temps, 900 maisons furent réduites en cendre. L’église ne fut point excemptée et les cloches fondirent en tombant. Beaucoup d’objets précieux entreposés dans cette église, endroit que les habitants pensaient être épargné, furent entièrement détruits. L’incendie dura presque deux jours.

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Ce gros bourg, le plus riche de notre région par l’industrie et le travail de ses habitants, fut réduit à néant. Il ne restait plus que dix maisons. Une immense quantité de marchandises en étoffes, laines, cotons, linge, vêtements, épiceries, drogueries, meubles, argenteries avaient brûlé. Les habitants se retrouvèrent sans rien.

Par contre, cette fois, seules les minutes du notariat furent sauvées grâce au courage de l’épouse du notaire qui était absent.Trop occupée à sauver les papiers publics, elle n’eut pas le temps d’emmener ses effets personnels.

Les nuits après ce terrible incendie, les habitants durent se résoudre à dormir dans les plaines parmi les blés à même le sol. Ils auraient put périr de faim ou de fatigue sans la charité de quelques personnes. Ayant appris cette nouvelle, un négociant de Rouen, distribua près de mille écus pour leur venir en aide. De même les curés des paroisses voisines s’empressèrent de faire cuire du pain qui était distribué par les religieux du Val aux grès. Le prieur des Génovins logea, nourrit et vêtit, pendant trois mois trois cents de ces malheureuses personnes.

Le roi prit des mesures en faveur des vieillards, des infimes et des malades. Il mit à leur disposition 80000 livres. Les 800 personnes valides trouvèrent du travail dans les alentours chez les laboureurs et les curés.

Beaucoup de personnes périrent dans cet incendie (voir acte en exemple).Les femmes allèrent accouchées près des côtes.

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Un arrêt du parlement de Rouen ordonna une quête dans les faubourgs environnants qui rapporta 40000 livres. Même chose fut faite au bailliage de Caen. Le Roi lui même baissa les taxes afin que les habitants puissent reconstruire leur ville. Enfin deux cents métiers et quatre cents rouets furent distribués à l’usage des fabriques.

En mémoire de l’incendie, une procession religieuse appelée procession du feu, sort de l’église le 14 juillet à 19h et parcourt les rues de la ville. L’église ayant été détruite, les paroissiens se rendirent pendant plusieurs années à l’église du Val aux grès. Monsieur Salomon Telles de la poterie, curé de Bolbec et quelques bourgeois décidèrent de construire la nouvelle église au même emplacement.

https://www.fondation-patrimoine.org/fr/haute-normandie-11/tous-les-projets-550/detail-eglise-saint-michel-de-bolbec-14787

L’hôtel Durand a été construit à la fin du 18e siècle, après l’incendie de 1765, pour Jacques-Louis Durand avec des pierres de taille provenant du château de Fontaine-Martel. C’était auparavant le pied-à-terre des seigneurs de Fontaine.

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L’hôtel Le Court :

Il subsiste de la maison détruite par l’incendie de 1765 des caves voûtées en berceau du 17e siècle, sur la même implantation de que l’hôtel actuel. En 1769, les héritiers de Pierre Ouf vendent à Gilles le Court, aubergiste un terrain sur lequel il édifie un hôtel. Celui-ci porte la date 1773 et les lettres F.P.I.B.T. En 1793, il est vendu à François Bernard Le Blond. En 1822, il appartient à Valois, à Harfleur et comprend une écurie. En 1870, il est connu sous le nom d’Hôtel de la Ville de Rouen.
Adresse : 5 à 9 rue de la République

http://www.actuacity.com/bolbec_76210/monuments/page3

F,Renout

Sources diverses : Edouard Castaigne 1839 et archives départementales


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