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	<title>Cercle G&#233;n&#233;alogique du Pays de Caux - Seine-Maritime</title>
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	<description>G&#233;n&#233;alogie en Seine-Maritime, g&#233;n&#233;alogie 76, Pays de Caux, Normandie, Haute-Normandie, g&#233;n&#233;alogie normande, g&#233;n&#233;alogie normandie, normandie, seine maritime</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Cercle G&#233;n&#233;alogique du Pays de Caux - Seine-Maritime</title>
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		<title>Sur les traces de nos anc&#234;tres : Querelles de voisinage au XVIII &#232;me si&#232;cle </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si nous avons appris les grandes lignes de notre pass&#233; commun sur les bancs de l'&#233;cole, la petite histoire est peut-&#234;tre moins connue mais tout aussi int&#233;ressante. Allons au plus pr&#232;s de ce qu'ont pu voir nos anc&#234;tres, avec les petits et grands moments de leur vie quotidienne, qui ont fait notre histoire. Au travers d'un document du bailliage de Cany, nous allons d&#233;couvrir un fait divers, un instant de la vie de plusieurs familles avec ses drames. &lt;br class='autobr' /&gt; Une histoire tragique suivi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/article_logo_cercle_evenements-4-77924.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous avons appris les grandes lignes de notre pass&#233; commun sur les bancs de l'&#233;cole, la petite histoire est peut-&#234;tre moins connue mais tout aussi int&#233;ressante. Allons au plus pr&#232;s de ce qu'ont pu voir nos anc&#234;tres, avec les petits et grands moments de leur vie quotidienne, qui ont fait notre histoire. Au travers d'un document du bailliage de Cany, nous allons d&#233;couvrir un fait divers, un instant de la vie de plusieurs familles avec ses drames.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une histoire tragique suivi d'un accident mortel endeuilla une famille cauchoise du village de Bosville, en juillet 1781, suite &#224; une querelle de voisinage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A cette &#233;poque, les deux familles impliqu&#233;es habitent Bosville. En effet, Jean Levilain y &#233;pouse Anne Forcher, le 8 janvier 1746. Quatre enfants vont naitre de cette union dont deux d&#233;c&#232;deront en bas &#226;ge. Parmi les deux enfants encore en vie ; il y a Marie Anne n&#233;e le 11 avril 1750 et Jean Laurent n&#233; le 28 novembre 1751, &#224; Bosville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant la seconde famille, celle-ci est originaire de Sasseville. En effet, Louis Nigaux y &#233;pouse Madeleine Leroy le 16 janvier 1753. Deux enfants vont naitre de cette union : Jacques, le 11 janvier 1754 et Madeleine, le 26 juin 1757. Madeleine est orpheline de p&#232;re car celui-ci, toilier, d&#233;c&#232;de &#224; l'&#226;ge de trente ans, le 16 mars 1757 ; soit trois mois avant sa naissance. Le 13 janvier 1767, Madeleine Leroy, veuve, &#233;pouse Adrien Canville, journalier, &#224; Sasseville. Un enfant, Adrien Nicolas va na&#238;tre le 4 f&#233;vrier 1768, &#224; Bosville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pr&#233;sentation faite des deux familles, passons &#224; la querelle et la la haine implacable d'Anne Forger et de sa fille Marie Anne &#224; l'encontre de Madeleine Nigaux. Celles-ci accusaient injustement Madeleine, de pr&#233;tendues calomnies envers elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6179 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/affaire_anne_forget_porteuse_d_eau__autrefois.png?6179/fd8395885e8621104f4edc0fe3652cd92ab479d9cbce6722c3d1f9b847193449&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/affaire_anne_forget_porteuse_d_eau__autrefois.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L300xH376/affaire_anne_forget_porteuse_d_eau__autrefois-968cc.png?1773043767' height='376' width='300' alt='PNG - 237.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le samedi 19 juillet 1781, Madeleine &#233;tait occup&#233;e &#224; puiser de l'eau dans la mare de Jacques Gueudeville. Ce dernier &#226;g&#233; de 31 ans, s'&#233;tait mari&#233; le 6 ao&#251;t 1776, &#224; Bosville. Il &#233;tait propri&#233;taire de plusieurs maisons et de quelques acres de terre. Une des maisons &#233;tait lou&#233; &#224; Charles Lecoutre et a seconde &#224; la veuve Delaporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Madeleine vit Anne Forget qui appelle sa fille Marie Anne. Aussit&#244;t cette derni&#232;re s'arme d'une batoire et elles s'avan&#231;ent en direction de Madeleine qui s'en retournait chez elle. Marie Anne Vilain lui jette la batoire au travers des jambes. Puis, Marie Anne ramasse la batoire et lui donne deux coups violents, l'un dans le dos, l'autre derri&#232;re la t&#234;te. Madeleine se d&#233;fendit. Ses cris attir&#232;rent l'attention de sa m&#232;re. Une explication suivie cette sc&#232;ne cruelle. La m&#232;re persuad&#233;e de l'innocence de sa fille, voulait mettre fin &#224; cette rixe et alla chercher les t&#233;moins des pr&#233;tendus propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pendant l'absence de Madeleine Leroy, Anne Forcher et sa fille Marie Anne continu&#232;rent &#224; lui porter des coups. Pour se soustraire &#224; leurs folies, Madeleine Nigaux alla se r&#233;fugier dans un b&#226;timent de Jacques Gueudeville. Elle y fut poursuivie par ses deux assaillantes. Jacques Gueudeville, de retour &#224; son domicile, les fit sortir de chez lui. Les coups de batoire pleuvaient toujours, mais Madeleine r&#233;ussit &#224; l'arracher des mains de Marie Levilain et frappa &#224; son tour Anne Forcher. Un coup donn&#233; au hasard fut port&#233; au dessus de l'oeil. Anne Forcher tomba au sol et fut emmen&#233; quelques instants plus tard &#224; son domicile. Elle mourut au bout de vingt quatre heures, le dimanche 20 juillet au cours de la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suite &#224; cet &#233;v&#233;nement, les faits prouvent que Madeleine Nigaux n'est pas coupable. Tous les t&#233;moins de la proc&#233;dure qui s'ensuivit, la d&#233;charge d'un crime volontaire. Tous attestent qu'elle s'est born&#233;e &#224; se d&#233;fendre. Il para&#238;t m&#234;me que le proc&#232;s verbal du m&#233;decin qui a examin&#233; le cadavre d'Anne Forcher, dit qu'elle n'est point morte du coup qui l'a renvers&#233;. Le m&#233;decin pr&#233;sume que le d&#233;rangement de ses organes, occasionn&#233; par l'impulsion d'une col&#232;re violente, serait l'unique cause de sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6178 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/affaire_anne_forget_proces.png?6178/61add91b4e5d76e03ba3a9bcf4bd0a2ead4044ea2a1875896e1e8bd1fa415f9b&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/affaire_anne_forget_proces.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH341/affaire_anne_forget_proces-64a93.png?1773043767' height='341' width='500' alt='PNG - 1.5 Mio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Madeleine Nigaut fut condamn&#233;e puis graci&#233;e par le Roi Louis XVI, en avril 1782. Vous pouvez aller d&#233;couvrir le document ci-joint du bailliage de Cany qui commence ainsi : &#171; Louis par la gr&#226;ce de Dieu, Roi de France et de Navarre, &#224; tous&#8230;... &#187;. A cette &#233;poque la seigneurie de Bosville appartenait &#224; Anne Louis Roger de Becdeli&#232;vre jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s survenu le 26 juin 1789.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Anne Forcher fut inhum&#233;e le lundi 21 juillet 1781, &#224; Bosville, suite au mandement de Mr Heuze, conseiller assesseur au baillage de Cany, en pr&#233;sence de son &#233;poux et de son fils Jean, journalier. Son &#233;poux Jean, &#226;g&#233; de 75 ans, d&#233;c&#233;dera six ans plus tard, au hameau de Boscmarterre, &#224; Doudeville, o&#249; il s'&#233;tait rendu pour travailler. A cette &#233;poque, la retraite n'existait pas. Il sera inhum&#233; le 16 janvier 1787, &#224; Bosville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6180 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/affaire_anne_forchet_inhumation_le_21_juillet_1781.png?6180/73b65fa4fdb99c187540aae3a1524b18dab9ca36c899aa35e6a5e9bd48b4069e&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/affaire_anne_forchet_inhumation_le_21_juillet_1781.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH500/affaire_anne_forchet_inhumation_le_21_juillet_1781-2f4d4.png?1773043767' height='500' width='500' alt='PNG - 341 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Jacques Nigaut, fr&#232;re de Madeleine, journalier, se marie deux jours apr&#232;s l'inhumation d'Anne Forchet, le 23 juillet 1781, &#224; Bosville avec Victoire Bechet, 25 ans, fileuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Madeleine Leroy, fileuse, d&#233;c&#232;de le 4 mai 1808, &#224; Bosville. Quand &#224; Madeleine Nigaut, sa fille, elle habitera Bosville jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s le 29 d&#233;cembre 1822, &#224; Bosville. Elle est alors &#226;g&#233;e de 66 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Autrefois, il pouvait y avoir plusieurs mares publiques dispers&#233;es dans un village ou les hameaux des alentours. Elles pourvoyaient aux besoins des habitants qui n'en poss&#233;daient pas. En g&#233;n&#233;ral, c'&#233;tait un lieu de rencontre convivial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Que peut-on dire du statut de la femme vers les ann&#233;es 1780 ? Celle-ci doit s'occuper des t&#226;ches domestiques de la maison, des enfants, de la pr&#233;paration des repas, de l'entretien de la chemin&#233;e, du potager, de la traite des vaches et des soins aux divers animaux. Elle a le monopole de l'eau : la fontaine, le puits, le lavoir, la mare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; N'en d&#233;plaisent aux nostalgiques, le monde de nos anc&#234;tres &#233;tait souvent dur mais surtout diff&#233;rent. Ces hommes et ces femmes portent notre propre histoire dont nous sommes les descendants. Ceux que Victor Hugo appelait les petits, les &#171; sans grades &#187; ont form&#233; l'immense majorit&#233; des hommes et des femmes, qui &#224; leur mani&#232;re et dans l'ombre, ont forg&#233; l'histoire. Ils ont laiss&#233; peu de traces, disparaissant tout aussi vite de nos m&#233;moires. Heureusement que les g&#233;n&#233;alogistes et les historiens font sortir de l'oubli la vie de nos anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Francis Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives d&#233;partementales de Seine Maritime (registre 13 BP 109 (1781-1782) Bailliage de Cany)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Louis Beaucarnot (Ainsi vivaient nos anc&#234;tres)&lt;br class='autobr' /&gt;
Histoire pour tous (la vie quotidienne de nos anc&#234;tres XVII-XIX &#232;me si&#232;cle)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title> Empoisonnement au cidre &#171; lithargir&#233; &#187; ou &#171; lithargi&#233; &#187;</title>
		<link>https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?article1401</link>
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		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En janvier 1775, un marchand de cidre de Fouques nomm&#233; Monbon, se rend &#224; Dieppe. Il vendit beaucoup de cidre dans cette ville. Peu scrupuleux, celui-ci avait falsifi&#233; sa boisson. &lt;br class='autobr' /&gt; La vente fut importante. Apr&#232;s avoir bu ce cidre, plus de cent personnes se trouveront tr&#232;s incommod&#233;es, ayant des coliques insoutenables. Tous les p&#232;res carmes furent tr&#232;s mal. Quatre ou cinq personnes en moururent. &lt;br class='autobr' /&gt; Par ordre du sieur Pierre Bourdon, procureur du roi, au bailliage d'Arques, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/article_logo_cercle_evenements-3-8cd9d.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6174 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cidre_montfarville_manche.png?6174/de94821db84bbc9806676507869a5f657cd2e6b6ec792c80bc66bfaff85740e3&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cidre_montfarville_manche.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L220xH297/cidre_montfarville_manche-4aa47.png?1773043767' height='297' width='220' alt='PNG - 158.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En janvier 1775, un marchand de cidre de Fouques nomm&#233; Monbon, se rend &#224; Dieppe. Il vendit beaucoup de cidre dans cette ville. Peu scrupuleux, celui-ci avait falsifi&#233; sa boisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La vente fut importante. Apr&#232;s avoir bu ce cidre, plus de cent personnes se trouveront tr&#232;s incommod&#233;es, ayant des coliques insoutenables. Tous les p&#232;res carmes furent tr&#232;s mal. Quatre ou cinq personnes en moururent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par ordre du sieur Pierre Bourdon, procureur du roi, au bailliage d'Arques, on ouvra le corps d'une des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es. On lui trouva les intestins br&#251;l&#233;s et l'estomac tout d&#233;truit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On fit d&#233;composer les cidres et on trouva que le mal venait d'une grande quantit&#233; de litharge et de c&#233;ruse que le marchand avait mis dans son cidre afin de le clarifier, de l'adoucir ou de le sucrer. Les sels de plomb poss&#232;dent un tra&#238;tre petit go&#251;t sucr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La m&#234;me chose arriva &#224; Rouen o&#249; il mourut beaucoup de personnes. Le seul rem&#232;de fut une grande di&#232;te et beaucoup de lavements au lait. On pr&#233;conisait de faire un fr&#233;quent usage du lait comme boisson. Les personnes pouvaient &#234;tre malades pendant trois &#224; quatre mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le marchand ne fut pas inqui&#233;t&#233;. Des visites furent faites chez les cabaretiers. Le marchand perdit une grande partie de son cidre qui fut jet&#233; dans le ruisseau. Cependant, le 27 juillet, il fut condamn&#233; &#224; 300 livres d'amende envers le roi et 9000 livres d'int&#233;r&#234;t. Trois ou quatre de ses futailles furent br&#251;l&#233;es dans le march&#233; par sentence des consuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6176 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cidre_litharge_fv_lebeuf_du_travail_des_boissons_en_1879.png?6176/eb37245fcd0187272baf59dc6ae20e94b37255754544fe7bb8680297bc0bdbd7&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cidre_litharge_fv_lebeuf_du_travail_des_boissons_en_1879.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L402xH550/cidre_litharge_fv_lebeuf_du_travail_des_boissons_en_1879-37422.png?1773043767' height='550' width='402' alt='PNG - 537.9 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il est malheureusement trop facile de falsifier les boissons tels que le vin, le cidre ou l'eau de vie. Le marchand enferm&#233; dans son cellier, compose secr&#232;tement ces mixions, y coule la litharge, par avarice ou ignorance. La litharge est l'une des formes naturelles de l'oxyde de plomb. Le vin &#233;tait autrefois sophistiqu&#233; avec de la litharge pour corriger son acidit&#233; et lui donner une couleur plus vive. Ce m&#233;lange produisait du sucre de saturne (ac&#233;tate de plomb), poison tr&#232;s efficace qui a connu son lot de victimes. Ces alcools &#233;taient donc &#224; l'origine de tr&#232;s nombreux cas de coliques du au plomb, dont la fameuse colique de Devon (ou colique du Devonshire), crise tr&#232;s douloureuse, voire mortelle. Le premier t&#233;moignage de cette maladie date de 1655.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le plomb &#233;tait parfois utilis&#233; pour doubler et &#233;tancher les cuves ou dans certains ustensiles utilis&#233;s pour produire le cidre ou pour le boire:gobelets ou cruches, verniss&#233;es d'un mauvais &#233;mail riche en plomb, surtout utilis&#233; chez les plus pauvres. Le plomb se dissolvait dans le liquide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1695, on ordonna aux cabaretiers de garnir leurs caves de vins divers et de ne pas les m&#233;langer. Ceux-ci transgress&#232;rent les lois et continu&#232;rent m&#234;me &#224; fabriquer une boisson &#233;trange faite de bois de teinture et de litharge (oxyde naturel de plomb), boisson, qui bien s&#251;r, ne contenait aucun jus de raisins. Le vin trait&#233; avec du plomb pour l'adoucir et le sucrer, cela pouvait entrainer la mort si il y avait trop d'exc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6175 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cidre_litharge_lettre_du_roi_du_5_fevrier_1787.png?6175/0dca4608a5392dd61a570975a9014c4e248dafcd0dc2e7f7d8ea0dcec7ae6242&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cidre_litharge_lettre_du_roi_du_5_fevrier_1787.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L437xH637/cidre_litharge_lettre_du_roi_du_5_fevrier_1787-51844.png?1773043767' height='637' width='437' alt='PNG - 642.5 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 5 f&#233;vrier 1787, &#224; Versailles, une lettre patente du Roi interdisait d'introduire dans les vins, cidres et autres boissons quelconques, la c&#233;ruse, la litharge ou tout autre pr&#233;paration au plomb et au cuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1840, un accident &#233;pouvantable est arriv&#233; dans la maison des j&#233;suites de D&#244;le. Une douzaine d'&#233;l&#232;ves ayant quitt&#233; la ville sous la surveillance d'un sup&#233;rieur, se dirig&#232;rent en promenade vers la campagne du mont Rolland. L&#224;, pour rafra&#238;chir les jeunes gens, un domestique apporta une bouteille de vin. Huit d'entre eux qui en burent avec le sup&#233;rieur ne tard&#232;rent pas &#224; &#234;tre pris d'affreuses coliques. Trois heures apr&#232;s, le sup&#233;rieur succombait. Cet empoisonnement a &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; la d&#233;composition de quelques grains de plomb rest&#233;s au fond de la bouteille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Francis Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lazare Bichot (M&#233;moires pour servir &#224; l'histoire de Dieppe)&lt;br class='autobr' /&gt;
Techno science ( &lt;a href=&#034;https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Colique-du-Devonshire-page-2.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Colique-du-Devonshire-page-2.html&lt;/a&gt; )&lt;br class='autobr' /&gt;
F,H,Proulx (boissons alcooliques et falsifications-1867)&lt;br class='autobr' /&gt;
F.V.Lebeuf (Du travail des boissons-1879)&lt;br class='autobr' /&gt;
Thierry Arcaix (Van Haverbeke- Regards sur l'histoire des peurs alimentaires)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title> La terrible temp&#234;te du 23 juin 1753 </title>
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		<dc:date>2025-06-20T10:16:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



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&lt;p&gt;Situ&#233; dans le Pays de Caux, entre F&#233;camp et Dieppe, le village de Veulettes sur Mer occupe l'une des nombreuses vall&#233;es qui entaille le plateau. Il y a deux ou trois si&#232;cles, plusieurs anfractuosit&#233;s de la roche formaient encore de petits havres naturels o&#249; venaient se r&#233;fugier un certain nombre de bateaux. Les &#171; pouliers &#187;, banc de galets ou de sable, les ont envahis, g&#234;nant la navigation. Le village de Veulettes est &#224; l'origine un village de p&#234;cheurs, install&#233; le long de la rivi&#232;re la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L68xH63/article_logo_cercle_naufrage-4b2e0.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='68' height='63' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; dans le Pays de Caux, entre F&#233;camp et Dieppe, le village de Veulettes sur Mer occupe l'une des nombreuses vall&#233;es qui entaille le plateau. Il y a deux ou trois si&#232;cles, plusieurs anfractuosit&#233;s de la roche formaient encore de petits havres naturels o&#249; venaient se r&#233;fugier un certain nombre de bateaux. Les &#171; pouliers &#187;, banc de galets ou de sable, les ont envahis, g&#234;nant la navigation. Le village de Veulettes est &#224; l'origine un village de p&#234;cheurs, install&#233; le long de la rivi&#232;re la Durdent, &#224; l'abri de la falaise du catelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire de Veulettes sur Mer :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il y a des centaines d'ann&#233;es, la contr&#233;e &#233;tait sauvage et presque abandonn&#233;e. Lors des grandes mar&#233;es, la mer y remontait jusqu'&#224; Paluel, voir Vittefleur. La vall&#233;e toute enti&#232;re &#233;tait couverte de mar&#233;cages inculte et insalubre. Les moines de Saint Ouen y fondent un prieur&#233; et se mettent &#224; l'oeuvre, drainant les terres, creusant des canaux, dess&#233;chant les marais, d&#233;boisant les collines, d&#233;frichant et cultivant les terres. Apr&#232;s avoir construit des habitations salubres, ils luttent contre la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Richard de Treigon, dixi&#232;me abb&#233; qui occupait la chaire abbatiale du monast&#232;re de F&#233;camp, entreprit une &#339;uvre gigantesque. Il &#233;tablit un barrage, une muraille colossale pour arr&#234;ter les flots de la mer, une digue de pierres retenue par des pieux &#233;normes derri&#232;re laquelle les p&#234;cheurs et navigateurs trouv&#232;rent un abri sur. Ce fut le port m&#233;di&#233;val de claquedent. Bient&#244;t, en avant de la falaise de Conteville, une bourgade florissante s'&#233;leva ; ce fut la ville de Durdent. Au cours du temps, par manque d'entretien, la digue ne r&#233;sista pas &#224; l'immense puissance des flots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6125 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_claquedent_plan_1660_grave_par_nanteuil.png?6125/1af502d0c0f10c0196749b97177948c68988642d7b420c8eca2cb62c64fa37a6&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_claquedent_plan_1660_grave_par_nanteuil.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH719/tempete_de_1753_claquedent_plan_1660_grave_par_nanteuil-f1eda.png?1773043768' height='719' width='500' alt='PNG - 526.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La plupart des cartes mentionnent la pr&#233;sence d'un lieu dit &#171; Claquedent &#187;, sur la rive droite de la durdent &#224; l'embouchure , comme on le voit sur le plan de Nanteuil, en 1660. Ce lieu existera juqu'au d&#233;but du XVIII &#232;me si&#232;cle, vers 1715. Ce petit h&#226;ble c&#244;tier n'en finit pas de d&#233;p&#233;rir alors qu'au moyen &#226;ge il &#233;tait plus important que celui de Saint Valery en Caux. Son envasement et les &#171; pouliers &#187;, banc de galets ou de sable, l'ont envahis, g&#234;nant la navigation. Ce site dispara&#238;tra compl&#232;tement lors de la temp&#234;te du 23 juin 1753 ainsi que celui des catelets, promontoire peu &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1728, la flotte de p&#234;che de la c&#244;te se compose ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A veulettes sur Mer, il y a neuf bateaux de 4 &#224; 5 tonneaux avec lesquels les p&#234;cheurs font la p&#234;che &#224; la corde d&#233;li&#233;e et au plomb comme &#224; Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sassetot le Mauconduit et aux grandes Dalles, il y a un bateau de 20 tonneaux et huit bateaux de 5 tonneaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A saint Martin aux Buneaux et les Petites Dalles, il y a neuf bateaux de 6 tonneaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A saint Valery en Caux, sur les dix sept crevelles ou gondolles de 35 &#224; 80 tonneaux, deux seulement servent &#224; la p&#234;che aux maquereaux frais avec des filets appel&#233;s marets. Cette p&#234;che est faite de mai &#224; juillet jusqu'&#224; la c&#244;te d'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La journ&#233;e du 23 juin 1753 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le printemps de cette ann&#233;e 1753 est tr&#232;s chaud et tr&#232;s sec. On constate des &#233;pisodes orageux tr&#232;s violents comme en ce jour du 23 juin. A cause de cette temp&#233;rature tr&#232;s s&#232;che, Rouen et sa r&#233;gion conna&#238;tra des fi&#232;vres malignes en fin d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A veulettes sur Mer comme d'en d'autres villages c&#244;tiers : Saint Pierre en Port, les Dalles,, veules les Roses ou Saint Valeryt en Caux, c'est une belle journ&#233;e qui d&#233;marre pour les p&#234;cheurs partis &#224; bord de leurs bateaux, pour la p&#234;che aux maquereaux, en cette veille de la Saint Jean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Vers 8h, un front noir monte de l'horizon. La mer est haute. Les fortes rafales de vent leur tombent dessus et fait moutonner la mer. En quelques instants, des creux de plusieurs m&#232;tres se forment. Le vent, &#224; cause de la chaleur se transforme en ouragan. On parle d'un vent qui atteignait les 200 &#224; 300 kms heure. Je pense que ce n'est pas courant dans notre r&#233;gion !La m&#234;me ann&#233;e, les 15 et 16 juin, dans le Poitou &#224; Romagne et Voulon et aux alentours, il tomba une quantit&#233; extraordinaire de gr&#234;le d'une grosseur prodigieuse (plus gros qu'un &#339;uf de pigeon) ; tuant le b&#233;tail, &#233;crasant les vignes, r&#233;duisant en poussi&#232;re le bl&#233;, cassant les tuiles des maisons. Les ann&#233;es comprises entre 1735 et 1765, correspondent &#224; une offensive tr&#232;s violente des forces d&#233;cha&#238;n&#233;es du ciel. D&#233;j&#224;, vers 1711, la Normandie est tr&#232;s touch&#233;e par les temp&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6126 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_tableau_de_courbet_en_1870_etretat.png?6126/deedcaea55b1dd66be9b68502d85f6d0856e3c70a6e8327278e2314044ebb500&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_tableau_de_courbet_en_1870_etretat.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH363/tempete_de_1753_tableau_de_courbet_en_1870_etretat-d9fd8.png?1773043768' height='363' width='500' alt='PNG - 585.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Tableau de Courbet en 1870)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Revenons &#224; notre histoire. Ce vent fort creuse la mer qui devient une marmite bouillonnante. Les embarcations sont alors secou&#233;es de tous c&#244;t&#233;s. Les marins ont beaucoup de mal &#224; se maintenir &#224; bord. Au bout d'un moment, elles se retournent, emmenant les hommes et tout leur mat&#233;riel &#224; la mer. Ceux qui ne savent pas nager sont aussit&#244;t emport&#233;s ;quand aux autres, tentant de r&#233;sister aux lames, ils se noient d'&#233;puisement au bout de quelques temps. La grande partie des p&#234;cheurs de la c&#244;te y laisseront leur vie ce jour l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C&#244;t&#233; rivage, le ressac est tr&#232;s violent et emporte avec lui tout ce qui se trouve sur son passage. Les champs et les herbages sont d&#233;vast&#233;s et noy&#233;s. Le raz de mar&#233;e compos&#233; d'eau sal&#233;e et d'eau douce formera un lac qui remontera jusqu'&#224; la c&#244;te Saint Martin. Des pans entiers de falaise seront emport&#233;s et fera recul&#233; le trait de c&#244;te de plusieurs m&#232;tres. La digue qui prot&#233;geait les vestiges du port m&#233;di&#233;val de Claquedent va c&#233;der. Tout dispara&#238;tra en quelques heures. Les galets recouvrent le reste en quelques jours, constituant un poulier qui fermera la vall&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette temp&#234;te se terminera vers 16 heures l'apr&#232;s midi. En g&#233;n&#233;ral, les fortes temp&#234;tes se produisent en hiver. Quatorze bateaux des Dalles et leur &#233;quipage p&#233;rirent corps et biens. La flottille de p&#234;che de Veulettes sur Mer, des Dalles, de Saint Pierre en Port et de Bruneval, fut r&#233;duite &#224; n&#233;ant. Cette temp&#234;te d&#233;truit &#233;galement le port de Veules les Roses. La marine de ces vall&#233;es ne se rel&#232;vera pas de cette catastrophe, qui va d&#233;peupler le Pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liste des naufrag&#233;s de la temp&#234;te :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le cur&#233; de Veulettes sur mer nomm&#233; Jean Asse, &#226;g&#233; de 63 ans, a permit par son r&#233;cit et ses d&#233;tails sur les actes d'inhumations, de conna&#238;tre les noms des marins qui ont p&#233;ri en mer o&#249; qui ont &#233;t&#233; rejet&#233;s sur le rivage. Celui-ci a pr&#233;cis&#233; dans les actes, la composition de l'&#233;quipage, en mentionnant les noms des patrons de p&#234;che, du matelot qui commandait le bateau, ainsi que des marins et mousses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6127 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_jacques_lefevre.png?6127/b16989d7ad7e73252fed0bfb4ebcc4243688f5fd06093cfca608eba044465661&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_jacques_lefevre.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH168/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_jacques_lefevre-e86e4.png?1773043768' height='168' width='500' alt='PNG - 263 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On retrouvait les corps des marins sur le rivage, sous les falaises, ou flottant en pleine mer, m&#233;connaissables pour certains, le visage mang&#233; par les poissons. Le dernier fut retrouv&#233; le 20 juillet, presqu' un mois apr&#232;s le drame. Pour certains, le pr&#234;tre ou l'amiraut&#233; d&#233;crivait l'habillement du marin, l'&#226;ge approximatif et certains signes distinctifs. Le plus jeune avait douze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On trouve les actes d'inhumations sur les registres paroissiaux, des villes et villages c&#244;tiers de la Manche, de F&#233;camp &#224; Ault dans la Somme. A Ault, on pense que les matelots retrouv&#233;s noy&#233;s &#233;taient de Veules les Roses, suivant l'habillement qu'ils portaient. Au total, on d&#233;nombre plus de soixante actes d'inhumations. On peut penser que beaucoup de marins ne furent jamais retrouv&#233;s, et que le nombre total de d&#233;c&#232;s est beaucoup plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les pr&#234;tres mentionnent souvent que le corps du noy&#233; est retrouv&#233; sur le perrey. Si on se plonge dans les livres s'int&#233;ressant au patois normand, le perrey d&#233;signait soit une terre pierreuse ou un lieu rempli de galets ;donc dans notre cas le rivage de la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6128 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_courants_marins_de_la_manche.png?6128/e881894715d96ea0f9c0bc4ed64581a21502d42ee9da80125d116633507a1dec&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_courants_marins_de_la_manche.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH343/tempete_de_1753_courants_marins_de_la_manche-87bb9.png?1773043769' height='343' width='500' alt='PNG - 148.5 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(courants marins de la manche)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Veulettes sur Mer :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dambry Charles, 22 ans, inhum&#233; le le 23 juin, fils de Charles et de suzanne Verdure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lapert Michel, 20 ans, inhum&#233; le 23 juin, fils de Michel et de genevi&#232;vre Lepeleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carel Edouard, 50 ans, inhum&#233; le le 23 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cotart Fran&#231;ois, 60 ans, inhum&#233; le 24 juin. Celui-ci &#233;chou&#233; sur le port de Saint Pierre en Port, fut ramen&#233; le jour m&#234;me suivant le mandement de Mr Fauconnet, procureur du Roi de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lefevre Jacques, 40 ans, inhum&#233; le 24 juin au soir. Echou&#233; sur le port de Saint Pierre en port et transport&#233; &#224; Veulettes sur Mer suite au mandement de Mr de Rousseville, lieutenant g&#233;n&#233;ral de l'amiraut&#233; de F&#233;camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdi&#232;re Charles,40 ans, inhum&#233; vers 21 heures, le 24 juin. Celui-ci &#233;chou&#233; sur le port de Saint Pierre en Port, fut ramen&#233; le jour m&#234;me suivant le mandement de Mr Fauconnet, procureur du Roi de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Danger Pierre, 30 ans, inhum&#233; &#224; 21 heures, le 24 juin. Celui-ci a &#233;t&#233; submerg&#233; entre les Grandes Dalles et Saint Pierre en Port et a &#233;chou&#233; sur le port de Saint Pierre en Port. Il fut ramen&#233; le jour m&#234;me &#224; Veulettes sur Mer, suivant le mandement de Mr Fauconnet, procureur du Roi de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louvel Charles,62 ans, inhum&#233; le 30 juin suivant le mandement du lieutenant g&#233;n&#233;ral de l'amiraut&#233; de F&#233;camp. Son corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; le jour m&#234;me sur le perrey de Saint Pierre en Port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baudouin Jean, 35 ans, inhum&#233; le 1 juillet suivant le mandement de Mr Lecorbeiller, lieutenant de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux. Son corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; sur le perrey de Saint Martin aux Buneaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louvel Guillaume,28 ans, inhum&#233; le 2 juillet suivant le mandement du procureur de F&#233;camp. Il est le fils de Charles et de Madeleine Carel. Le corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; sur le perrey de Saint Pierre en Port le 1 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Demoulin, 24 ans, inhum&#233; le 2 juillet &#224; 20 heures, suivant le mandement de Mr Lecorbeiller, lieutenant de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux. Il est le fils de Jean et d'Anne Belenger. Son corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; sr le perrey entre les Grandes Dalles et Saint Pierre en Port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monnier Jean, 45 ans, inhum&#233; le 2 juillet. Au moment du drame, son &#233;pouse Marie Danger est enceinte de quatre mois.Un enfant posthume na&#238;t le 25 novembre 1753 et sera nomm&#233; Pierre Jean. (Pierre comme son parrain et Jean en souvenir de son p&#232;re)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jourdain Charles,25 ans, inhum&#233; le 4 juillet suite au mandement de Mr Lecorbeiller, lieutenant g&#233;n&#233;ral de l'amiraut&#233; de Sant Valery en Caux. Il est le fils de Louis et de &#8230; Dechamps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6129 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216.png?6129/505ce58651bd1a610be18bc7bbe3e61f615ae399fd95620308cc1fb65c640e46&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH813/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216-4406d.png?1773043769' height='813' width='500' alt='PNG - 512.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le corps d'un inconnu, &#233;chou&#233; le matin sur le rivage de Veulettes sur Mer, fut inhum&#233; le jour m&#234;me 18 juillet, suivant le mandement de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux, envoy&#233; par Mr Fauconnet, conseiller du Roi. Le dit cadavre a &#233;t&#233; r&#233;clam&#233; par son &#233;pouse le 1 septembre ; celle-ci ayant reconnu ses v&#234;tements. Il s'agit de Charles Fiquet de la paroisse de Criquebeuf sur Yport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le corps d'un inconnu fut inhum&#233; le 18 juillet, suivant le mandement de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux, envoy&#233; par Mr Corbeiller, conseiller du Roi.Ses v&#234;tements furent d&#233;pos&#233;s chez Jean Demoulins, ma&#238;tre de bateau, de Veulettes sur Mer. Gr&#226;ce aux v&#234;tements, l'&#233;pouse de ce marin inconnu, Marie Lenormand, le reconnu comme &#233;tant son mari : Jacques Cl&#233;ment. Ils &#233;taient domicili&#233;s &#224; F&#233;camp, &#224; la paroisse Saint Etienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le corps d'un inconnu retrouv&#233; le matin du 1 septembre sur les c&#244;tes de Veulettes sur mer, fut inhum&#233; dans le cimeti&#232;re du lieu, suite au mandement de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux, envoy&#233; par Mr Corbeiller, conseiller du Roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6129 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216.png?6129/505ce58651bd1a610be18bc7bbe3e61f615ae399fd95620308cc1fb65c640e46&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH813/tempete_de_1753_inhumations_a_veulettes_sur_mer_23_juin_1753_vue_216-4406d.png?1773043769' height='813' width='500' alt='PNG - 512.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Saint Martin aux Buneaux :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le pr&#234;tre du village nomm&#233; Lemonnier donne peu de d&#233;tails concernant les marins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdi&#232;re Jean, 28 ans, inhum&#233; le 30 juin. Originaire de Veulettes sur Mer, son corps sera retrouv&#233; &#233;chou&#233; aux Grandes Dalles. Il est le fils de Nicolas et de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carel Martin, 27 ans, inhum&#233; le 1 juillet. Fils de Guillaume&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdi&#232;re Nicolas, 40 ans, inhum&#233; le 1 juillet, fils de Fran&#231;ois et de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gautier Thomas, 19ans, inhum&#233; le 3 juillet, fils naturel de Tomas Gautier et de Fran&#231;oise Gautier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Duparc Fran&#231;ois, 26 ans, inhum&#233; le 21 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Sassetot le Mauconduit :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pannevel Robert, 18 ans,originaire de Veulettes sur Mer, inhum&#233; le 4 juillet par le pr&#234;tre Le nouvel. Le t&#233;moin est Jean Pannevel, son fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumaions &#224; Saint Pierre en Port :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quelques corps vont &#233;chou&#233; sur le rivage de Saint Pierre en Port et seront inhum&#233;s au lieu m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudey Charles, inhum&#233; le 24 juin, originaire de Sassetot le Mauconduit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monnier Charles, 19 ans, inhum&#233; le 25 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Charles et de Marie Duboc, originaire de Veulettes ur Mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeunes ou Genest Pierre, 18 ans, inhum&#233; le 25 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Nicolas et de ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demoulins Jean Baptiste, 15 ans, inhum&#233; le 25 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Jean et de Marie Monnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parquier Jean, 17 ans, inhum&#233; le 25 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Jean et de Marie Deguerre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benoist Jean, 30 ans, inhum&#233; le 26 juin, originaire de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carpentier Jacques, 20 ans, inhum&#233; le 30 juin, originairede Saint Martin aux Buneaux, t&#233;moin Jacques Dambry, son beau-fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demoulins Jean, 20 ans, inhum&#233; le 30 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Jean et de Marie Monnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Inhumations &#224; F&#233;camp, paroisse Saint Etienne :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Jean, 45 ans, inhum&#233; le 24 juin. Trouv&#233; noy&#233; &#224; la c&#244;te proche &#171; le batifol &#187;, surnom donn&#233; &#224; l'&#233;poque au fort Samson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Saint Valery en Caux :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monnier Jean Baptiste, 60 ans, inhum&#233; le 24 juin, originaire de Veulettes sur Mer. Son corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; sur le perrey de Saint L&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dupuis Joseph, 42 ans, inhum&#233; le 24 juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Legros Nicolas, 45 ans, inhum&#233; le 24 juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dubos Nicolas, 15 ans, inhum&#233; le 4 juin, fils de Nicolas et de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monnier Jean Fran&#231;ois, 28 ans, inhum&#233; le 30 juin, originaire de Veulettes sur Mer, &#233;poux de Magdeleine Pannevel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monnier Jean Baptiste, 25 ans, inhum&#233; le 30 juin, originaire de Veulettes sur Mer, fils de Jean Baptiste et d'Anne Couyer ?, corps trouv&#233; sur le perry de la chapelle saint l&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marin inconnu, environ 18 ans, inhum&#233; le 6 juillet, originaire de Veulettes sur Mer ou des Dalles suivant son habillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cotart Robert, 15 ans, inhum&#233; le 8 juillet, fils de Fran&#231;ois et de ?, trouv&#233; sur le perrey de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6131 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_reconstitution_de_l_equipage_de_six_bateaux_par_chantal.png?6131/5ba1c540614080dee37b1ca4991b373d0bb1e93d9ec720eb979226d83c5f61e6&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_reconstitution_de_l_equipage_de_six_bateaux_par_chantal.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH348/tempete_de_1753_reconstitution_de_l_equipage_de_six_bateaux_par_chantal-ae3b5.png?1773043769' height='348' width='500' alt='PNG - 130 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Tableau de Chantal Biville)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation &#224; Sotteville sur Mer :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme inconnu, environ 30 ans, trouv&#233; mort en bord de mer, ayant sur lui &#224; la boutonni&#232;re un chapelet, d'une hauteur de cinq pieds, de poil brun, inhum&#233; le 5 juillet suivant le mandement de Jacques Le Corbeiller, conseiller du roi, au si&#232;ge de Saint Valery en Caux. L'acte a &#233;t&#233; sign&#233; par les personnes qui ont d&#233;shabill&#233; et enseveli le cadavre soit : Jean Hersent, Jean Blosseville, Jean Dujardin et nicolas Damois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation &#224; Epinneville :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cadavre &#233;chou&#233; le 17 juillet sous la falaise, inhumation le 17 juillet, suivant le mandement de Jacques Le Corbeiller, conseiller du roi, au si&#232;ge de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cadavre &#233;chou&#233; le 18 juillet sous la falaise, inhum&#233; le 18 juillet, suivant le mandement de Mr Fauconnet conseiller et procureur du roi, au si&#232;ge de l'amiraut&#233; de Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation &#224; Dieppe, paroisse Saint Jacques :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Danger Alexandre, 15 ans, inhum&#233; le 9 juillet, originaire de Veulettes sur Mer, fils &#8216;Antoine et de ? ; trouv&#233; sur le rivage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux corps d'hommes retrouv&#233;s noy&#233;s, inhum&#233;s le 9 juillet, suite au mandement de Mr de la Houssaye, conseiller et procureur du roi, au si&#232;ge de l'amiraut&#233; de Dieppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps d'homme, 60 ans, inhum&#233; le 13 juillet suite au mandement des juges de l'amiraut&#233;, trouv&#233; &#224; une lieue au large de Pourville sur Mer par Louis Valentin, pilote lamaneur. Celui-ci &#233;tait habill&#233; d'une capote blanche et de grandes culottes de toile tann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Neuville l&#232;s Dieppe :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marni&#232;re Charles, 16 ans, inhum&#233; le 25 juin, mort en mer par naufrage, fils de Charles et de Louise Hacmus (?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marni&#232;re Vincent, 14 ans, inhum&#233; le 25 juin, mort en mer par naufrage, fils de Vincent, ma&#238;tre de bateau, et de Marie Anne Carpentier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marni&#232;re Pierre, 12 ans, inhum&#233; le 25 juin, fils d'Adrien et de Madeleine Bouteiller&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marni&#232;re Charles, 41 ans, inhum&#233; le 25 juin, mort en mer par naufrage, &#233;poux de Marie Anne Pajot en secondes noces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grosset Pierre, 15 ans, inhum&#233; le 25 juin, mort en mer par naufrage, fils de Pierre et de Marie Haguais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corue Michel, 17 ans, inhum&#233; le 25 juin,mort en mer par naufrage, fils de Michel et Marie Anne Potel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Langlois Etienne, 16 ans, inhum&#233; le 25 juin, mort en mer par naufrage, fils de Jean et de Marguerite Cune ( ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux inconnus, inhum&#233;s le 7 juillet, suite au mandement de Mr de la Houssaye, conseiller et procureur du roi, au si&#232;ge de l'amiraut&#233; de Dieppe. Ces deux cadavres trouv&#233;s en pleine mer par Pierre Fran&#231;ois Bourdon et Jacques Haquemois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cadavre inconnu, inhum&#233; le 9 juillet, suite au mandement de Joseph Leroy, conseiller et procureur du roi, au si&#232;ge de l'amiraut&#233; de Dieppe, retrouv&#233; en pleine mer par Jean Baptiste Constantin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation &#224; Penly :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme inconnu, matelot &#226;g&#233; de 20 ans environ, inhum&#233; le 20 juillet, trouv&#233; mort en bord de mer. Il &#233;tait v&#234;tu d'une camisole de serge blanche, d'une culotte de serge blanche et autres &#233;l&#233;ments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation &#224; Criel sur Mer :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps d'un gar&#231;on inconnu, 15 ans, inhum&#233; le 4 juillet, &#233;chou&#233; sur les bords de mer, habill&#233; d'une culotte d'&#233;toffe grise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps d'un homme, 40 ans, inhum&#233; le 17 juillet, &#233;chou&#233; sur le rivage, v&#234;tu d'un vieux paletot brun, d'une veste de serge blanc, d'un gilet de serge bleu, d'une culotte brune, de souliers et d'un mouchoir de fille bleu et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumation au Tr&#233;port :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps d'un matelot suivant l'habillement, inhum&#233; le 10 juillet par le cur&#233; Dupays, le visage mang&#233; par les poissons, enti&#232;rement m&#233;connaissable, trouv&#233; flottant en pleine mer par l'&#233;quipage de Guillaume Fauqueur, ma&#238;tre de b&#226;teau du Tr&#233;port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inhumations &#224; Ault :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quatre matelots ont &#233;t&#233; trouv&#233;s noy&#233;s. Qui sont-ils ? Le registre paroissial nous donne une information tr&#232;s int&#233;ressante. On pense que les dits matelots &#233;taient selon l'habillement de Veules les Roses. Le premier &#226;g&#233; de 45 ans, gros de taille ; le second &#226;g&#233; de 30 ans, de taille moyenne et aux cheveux noirs, le 12 juillet ; le troisi&#232;me, &#226;g&#233; de 30 ans aux cheveux noirs, le 20 juillet et le quatri&#232;me &#226;g&#233; de 35 ans, d&#233;figur&#233;, le 20 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6132 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_inhumations_a_ault_somme_10_juillet_1753_vue_278.png?6132/2fc9adadc4e1ff0263e8e2e8e1edc7575becf448d2408ca50658cffb7d3f8c42&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_inhumations_a_ault_somme_10_juillet_1753_vue_278.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH376/tempete_de_1753_inhumations_a_ault_somme_10_juillet_1753_vue_278-0c31b.png?1773043769' height='376' width='500' alt='PNG - 320.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Habillement des p&#234;cheurs :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les marins p&#234;cheurs retrouv&#233;s morts noy&#233;s &#233;taient d&#233;shabill&#233;s avant l'inhumation. Cette pratique devait permettre &#224; la famille, de pouvoir reconna&#238;tre leurs parents au cours des jours ou des semaines qui suivaient l'inhumation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6133 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/tempete_de_1753_marins_dieppois.png?6133/feaf8a1dda84d945faafa6beb7a6bfbf9827d6718d3c3d1e5d9fdca0caece3fb&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/tempete_de_1753_marins_dieppois.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L408xH600/tempete_de_1753_marins_dieppois-e4dde.png?1773043769' height='600' width='408' alt='PNG - 581 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les p&#234;cheurs de nos c&#244;tes avaient certainement la m&#234;me fa&#231;on de s'habiller pour aller en mer. Par contre certains &#233;l&#233;ments de leur habillement permettaient de savoir de quel village ils &#233;taient originaires. C'est que qui ressort des mentions que l'on trouve sur certains actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Costume d'un p&#234;cheur de la r&#233;gion dieppoise :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.machus.free.fr/monographie_pecheur_homme.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.machus.free.fr/monographie_pecheur_homme.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chantal Biville (recherches sur les disparus de la temp&#234;te de 1753)&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives de Seine Maritime et de la Somme (recherches des disparus en mer)&lt;br class='autobr' /&gt;
Charles Lentheric (c&#244;tes et ports fran&#231;ais de la Manche)&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;bastien P&#233;riaux (suivant les recherches de Jean Claude Michaux)&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr&#232;re Oudinet (contes et l&#233;gendes des falaises normandes-1948)&lt;br class='autobr' /&gt;
Maria Carmen Gras (Entre nuages et &#233;claircies-la gestion des &#233;v&#233;nements climatiques extr&#234;mes &#224; Rouen au XVIII &#232;me si&#232;cle)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cercle g&#233;n&#233;alogique poitevin (climt au XVIII &#232;me s&#232;cle france-poitou)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Naufrage en rade de Dieppe au XVIII &#232;me si&#232;cle</title>
		<link>https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?article1387</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?article1387</guid>
		<dc:date>2025-04-19T11:32:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avant le bombardement de 1694 par les anglais, le port de Dieppe &#233;tait d&#233;j&#224; en mauvais &#233;tat et n'armait plus que pour la p&#234;che. Quelques vaisseaux entretenaient le commerce de l'ivoire et des instruments nautiques. La passe &#233;tant bouch&#233;e par les galets, une ordonnance de l'amiraut&#233; enjoint les capitaines, patrons et marins de se trouver le 14 octobre 1716, &#224; l'entr&#233;e des jet&#233;es pour travailler &#224; retirer le poulier qui s'y &#233;tait form&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Naufrage du vaisseau &#171; la Reine des Indes &#187; : (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/article_logo_cercle_evenements-2-cdb65.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avant le bombardement de 1694 par les anglais, le port de Dieppe &#233;tait d&#233;j&#224; en mauvais &#233;tat et n'armait plus que pour la p&#234;che. Quelques vaisseaux entretenaient le commerce de l'ivoire et des instruments nautiques. La passe &#233;tant bouch&#233;e par les galets, une ordonnance de l'amiraut&#233; enjoint les capitaines, patrons et marins de se trouver le 14 octobre 1716, &#224; l'entr&#233;e des jet&#233;es pour travailler &#224; retirer le poulier qui s'y &#233;tait form&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6109 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/naufrage_en_rade_de_dieppe_scene_de_naufrage.png?6109/f25d1c1d7ae1480b4eb1c45d80533bfce4b33a4a53f1847ac5530e0fd8bc0332&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/naufrage_en_rade_de_dieppe_scene_de_naufrage.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH417/naufrage_en_rade_de_dieppe_scene_de_naufrage-27a59.png?1773043770' height='417' width='500' alt='PNG - 299.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naufrage du vaisseau &#171; la Reine des Indes &#187; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En l'an de gr&#226;ce 1714, le 25 f&#233;vrier, le vaisseau &#171; la Reine des Indes &#187;, de cent tonneaux, arrive en vue du port de Dieppe avec quelques difficult&#233;s. Celui-ci command&#233; par le capitaine Leber de Dieppe, revenait des &#238;les de l'Am&#233;rique o &#249; il avait fait un long et paisible voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le vaisseau prenait l'eau mais devait rester dans la rade, dans l'attente de la mar&#233;e montante, pour avoir un niveau d'eau suffisant de fa&#231;on &#224; pouvoir entrer dans le port. Nomm&#233; le &#171; port de west &#187; ou &#171; pordouet &#187;, cette rade ou zone de mouillage jouxtait le ch&#226;teau. Les marins occuper &#224; pomper l'eau commen&#231;aient &#224; &#234;tre tr&#232;s fatigu&#233;s. On leur envoya une cinquantaine d'hommes afin de soulager l'&#233;quipage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Avant le bombardement de 1694 par les anglais, le port de Dieppe &#233;tait d&#233;j&#224; en mauvais &#233;tat et n'armait plus que pour la p&#234;che. Quelques vaisseaux entretenaient le commerce de l'ivoire et des instruments nautiques. La passe &#233;tant bouch&#233;e par les galets, une ordonnance de l'amiraut&#233; enjoint les capitaines, patrons et marins de se trouver le 14 octobre 1716, &#224; l'entr&#233;e des jet&#233;es pour travailler &#224; retirer le poulier qui s'y &#233;tait form&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Revenons &#224; notre histoire !Cependant, il s'&#233;leva une furieuse temp&#234;te caus&#233; par un vent d'ouest, qui apr&#232;s avoir bien fatigu&#233; le vaisseau pendant vingt quatre heures, le fit &#233;chouer sur le rivage. Comme la mer montait et &#233;tait tr&#232;s agit&#233;e, elle le brisa de telle sorte que le lendemain, &#224; mar&#233;e basse, on ne retrouva que quelques vestiges du navire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6110 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/naufrage_en_rade_de_dieppe_plan_entree_du_port.png?6110/20ccf16f32c802277a010869119f26a96a3c50438af9503355267a6b283de724&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/naufrage_en_rade_de_dieppe_plan_entree_du_port.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/naufrage_en_rade_de_dieppe_plan_entree_du_port-7c462.png?1773043770' height='373' width='500' alt='PNG - 262 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;quipage compos&#233; de cent hommes, plus les cinquante qui les avaient rejoint, ainsi que le capitaine Leber, presque tous originaire de Dieppe, p&#233;rirent dans le naufrage ; sauf une douzaine environ qui se sauv&#232;rent avec beaucoup de peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce qui &#233;tait le plus touchant, &#233;tait de voir sur le rivage, une infinit&#233; de personnes qui voyaient p&#233;rir leurs proches, sans pouvoir les secourir. Au cours du naufrage, le p&#232;re Cauvelle, j&#233;suite, eut la hardiesse de monter sur des d&#233;bris flottants du vaisseau, pour b&#233;nir tous ces marins qu'il voyait se noyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On voyait flotter sur l'eau tous les hommes morts ou mourants ; l'un ayant une cheville du navire pass&#233;e dans la cuisse ; l'autre la t&#234;te fracass&#233;e et ensanglant&#233;e etc&#8230;..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les marchandises flottaient entre les corps et les d&#233;bris du navire. Rien ne put &#234;tre r&#233;cup&#233;rer. C'&#233;tait un triste spectacle surtout pour les femmes qui &#233;taient sur les galets et qui voyaient p&#233;rir leurs maris ou leurs fils et qui poussaient des cris d&#233;sesp&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6111 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_de_simon_manneville_dieppe_saint_remy.png?6111/927d866f6ed0824c318790c95c833f65f3ee3240a8544ae21005352f2bd7a03f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_de_simon_manneville_dieppe_saint_remy.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH143/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_de_simon_manneville_dieppe_saint_remy-f27ad.png?1773043770' height='143' width='500' alt='PNG - 116.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Parmi cette h&#233;catombe de morts, on ne retrouve que quelques inhumations &#224; Dieppe, sur les paroisses Saint Jacques, Saint R&#233;my, Saint Aubin et le Pollet. Il y a Fran&#231;ois Heurtaud, &#233;poux de Marie B&#233;nard, &#226;g&#233; de 41 ans, dont le mariage avait &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233; le 13 mai 1695, &#224; Dieppe ; Celui-ci a &#233;t&#233; inhum&#233; le premier mars en la paroisse Saint Jacques. Ensuite, on retrouve les inhumations &#224; la paroisse Saint Aubin et le Pollet, le 28 f&#233;vrier, de Claude Lemercier, Fran&#231;ois Adde, Adrien Pecquet et Nicolas Ferrand, tous &#226;g&#233;s de 25 ans. Simon Manneville (ou Mandeville), &#226;g&#233; de vingt ans, fils de Pierre et Jeanne Goguet, fut inhum&#233; le premier mars, &#224; la paroisse Saint R&#233;my.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6112 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_divers_dieppe_saint_aubin_et_le_pollet_vuev_5.png?6112/fefb43f835ebf89a56974e9866b659198be3df5f473f1a232a1c173feb6a97d8&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_divers_dieppe_saint_aubin_et_le_pollet_vuev_5.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH320/naufrage_vaisseau_la_reine_des_indes_1714_deces_divers_dieppe_saint_aubin_et_le_pollet_vuev_5-07652.png?1773043770' height='320' width='500' alt='PNG - 307.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le capitaine Jean Baptiste Leber fut inhum&#233; le 4 mars 1714, &#224; Berneval le Grand. Il &#233;tait &#226;g&#233; de 48 ans. En 1694, il pr&#233;serva le quartier du moulin &#224; vent. A cette &#233;poque, il y avait plusieurs fr&#233;gates du roi dans le port de Dieppe ; dont une avait pour lieutenant le sieur Leber. Cet officier voyant que le feu allait prendre dans la rue du bec o&#249; &#233;tait la maison de son p&#232;re, prit avec lui les charpentiers et matelots de ses &#233;quipages, pour abattre les maisons du c&#244;t&#233; gauche de la rue par o&#249; le feu allait gagner, afin de pr&#233;server tout le quartier du moulin &#224; vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce qui est &#233;tonnant dans ce naufrage en bordure de rivage, c'est de retrouver si peu d'inhumations sur Dieppe et les environs !On peut supposer que la majorit&#233; des corps ont &#233;t&#233; emport&#233; au large au cours de la temp&#234;te. Ce naufrage laissa peu de trace dans l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naufrage d'un navire en 1725 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au mois de mars 1725, un navire venant de Marseille, arrive dans la rade de Dieppe. Celui-ci est charg&#233; de savon et autres marchandises. Pendant l'attente pour entrer dans le port, un vent d'ouest s'&#233;leva et la mer devint extr&#234;mement grosse et orageuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au cours de la temp&#234;te, le navire alla s'&#233;chouer dans les parcs et se brisa sur les rochers. Le navire s'&#233;tant ouvert sur le soir, presque tout l'&#233;quipage fut noy&#233; et toutes les marchandises furent jet&#233;es sur le rivage ; lesquelles furent pill&#233;es et vol&#233;es par la population. Comme on &#233;tait proche du temps des P&#226;ques, les marchands furent pri&#233;s par les cur&#233;s et les sup&#233;rieurs religieux, pour que, par le moyen de la confession, le peuple rendit ce qu'il avait pill&#233; du dit navire. Malgr&#233; cette demande, peu de personnes rendirent ce qu'ils avaient prit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette m&#234;me ann&#233;e, il y eut une chert&#233; des vivres qui commen&#231;a au mois de f&#233;vrier et qui dura jusqu'apr&#232;s les r&#233;coltes. Il y eut une disette terrible.On comprend pourquoi la marchandise de ce navire ne fut pas restituer par les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De m&#234;me que pour le vaisseau &#171; la Reine des Indes &#187;, on ne retrouve aucune trace d'inhumations des marins sur les registres. A croire qu'ils furent tous emport&#233;s par la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lazare Bichot (M&#233;moires pour servir &#224; l'histoire de Dieppe-manuscrit du XVIII &#232;me si&#232;cle)&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives d&#233;partementales (Recherches des inhumations des marins)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title> Destin tragique d'un jeune seigneur &#171; cauchois &#187; </title>
		<link>https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?article950</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?article950</guid>
		<dc:date>2023-08-11T03:29:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sur le livre de Louis Prevost de 1888, l'auteur &#233;voque la mort tragique d'un notable du Pays de Caux. Cet &#233;v&#233;nement e&#251;t lieu &#224; la fin du XVII &#232;me si&#232;cle, &#224; Veules les Roses. Mais, apr&#232;s mes diverses recherches avec un passionn&#233; d'histoire locale, afin d'en savoir plus sur ce jeune seigneur, il s'av&#232;re que la date de d&#233;c&#232;s et le lieu ne correspondent pas. Plusieurs r&#233;cits ont &#233;t&#233; &#233;crits sur ce sujet. Certains tiennent plus du &#171; folklore &#187; que de faits authentiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/article_logo_cercle_evenements-73bbd.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sur le livre de Louis Prevost de 1888, l'auteur &#233;voque la mort tragique d'un notable du Pays de Caux. Cet &#233;v&#233;nement e&#251;t lieu &#224; la fin du XVII &#232;me si&#232;cle, &#224; Veules les Roses. Mais, apr&#232;s mes diverses recherches avec un passionn&#233; d'histoire locale, afin d'en savoir plus sur ce jeune seigneur, il s'av&#232;re que la date de d&#233;c&#232;s et le lieu ne correspondent pas. Plusieurs r&#233;cits ont &#233;t&#233; &#233;crits sur ce sujet. Certains tiennent plus du &#171; folklore &#187; que de faits authentiques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour en comprendre l'intrigue, il faut nous transporter dans l'histoire locale de Veules les Roses et Blosseville fin la fin du XVII &#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4932 spip_documents spip_documents_right media media_vignette' style='float:right;'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique1.png?4932/629e2971b4816fde313e4a15eb561bba6d702864be8b39ceb4f546a2210fbb6d&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique1.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH416/destin_tragique1-f755c.png?1773244454' height='416' width='500' alt='PNG - 507.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contexte local de Veules les Roses au XVII &#232;me si&#232;cle :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par une charte du duc Richard II datant de 1026, les moines de l'abbaye de F&#233;camp &#233;taient propri&#233;taires du fief de Veules, de l'&#233;glise Saint Martin et du plateau des plains (qui veut dire : &#171; dans les plaines &#187;). Ils poss&#233;daient aussi les moulins sur la rive gauche, dans la paroisse Saint Martin (moulin de la mer et le moulin du march&#233;). Ils percevaient les droits de d&#238;mes, les droits de boucherie et les coutumes du port. L'influence de l'abbaye de F&#233;camp &#233;tait assez pr&#233;pond&#233;rante &#224; Veules et la discipline eccl&#233;siastique tr&#232;s s&#233;v&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La rive droite de Veules d&#233;pendait de la terre de Sotteville sur Mer octroy&#233;e par Richard II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au XVI &#232;me si&#232;cle, Veules devient fief des seigneurs de Blosseville. Ce village abritait surtout des meuniers et de rudes p&#234;cheurs. Les moulins neufs &#233;tablis sur la rive droite, dans la paroisse Saint Nicolas, d&#233;pendaient du vicomte de Blosseville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A Veules les Roses, des vestiges de l'ancien ch&#226;teau des vicomtes de Blosseville, il ne reste que les &#233;paisses murailles en gr&#232;s. Dans la cour de la ferme du ch&#226;teau, se trouve encore actuellement, un colombier circulaire en gr&#232;s et briques, auquel est adoss&#233; un puits. Cette structure est rare en Normandie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les religieux de F&#233;camp devaient loger le vicomte et sa famille lorsqu'ils se rendaient en ce lieu et leur fournir &#224; boire et &#224; manger. Ils &#233;taient aussi charger de donner du feurre frais (1) pour les chevaux et les chiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;glise saint Martin t&#233;moigne par ses vitraux et sa statuaire l'importance de cette vicomt&#233; au XVI &#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contexte de Blosseville au XVII &#232;me si&#232;cle :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Blosseville &#232;s Plains tel que ce village &#233;tait nomm&#233;, &#233;tait le si&#232;ge d'une vieille vicomt&#233; de l'&#233;poque ducale. Les vicomtes de Blosseville ont jou&#233; un r&#244;le important dans la r&#233;gion et au del&#224;. La seigneurie comptait vingt et une paroisses. Louis XI, en 1461, &#233;rigea en haute justice la vicomt&#233; en faveur de son ma&#238;tre d'h&#244;tel, qui &#233;tait aussi ma&#238;tre des eaux et for&#234;ts de Normandie, Jean I de Saint Maard. Le vicomte de Blosseville avait sur ses vassaux droit de justice et poss&#233;dait certaines pr&#233;rogatives sur le port, la rivi&#232;re et les p&#234;cheurs. Jean II De Saint Maard en h&#233;rita, puis son fils Guillaume par la suite avec les dettes de son p&#232;re et finira ruin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un aveu de 1548 atteste que Guillaume De Saint Maard vendit la seigneurie &#224; Jehan Desmarets ; mais les conditions ne vont pas &#234;tre remplies et apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Jehan Desmarets, un aveu de 1557 prouve que c'est Jehan Dumoucel qui fut le nouveau vicomte de Blosseville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Donc, en 1557, suite &#224; un aveu, la vicomt&#233; passa &#224; Jean du Moucel, &#233;cuyer, secr&#233;taire du roi, seigneur d'H&#233;bertville. C'est une de ses filles, Rachel, qui va en h&#233;riter. Par le second mariage de Rachel du Moucel, le 2 f&#233;vrier 1606, avec Alexandre Bouchard, la vicomt&#233; changea de mains. Les Bouchard &#233;tait une famille de conseiller du Roi au parlement de Rouen. Ils &#233;taient vicomte h&#233;r&#233;dital de la vicomt&#233; et haute justice de Blosseville et sergenterie du val de Dun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Magdeleine Bouchard, vicomtesse de Blosseville, n&#233;e vers 1680, se marie sous contrat , le 13 d&#233;cembre 1703, avec Claude de Becdeli&#232;vre, chevalier d'Hocqueville. A son d&#233;c&#232;s, le couple n'ayant pas d'enfant, c'est sa s&#339;ur Marguerite Bouchard, derni&#232;re survivante de la famille, qui h&#233;rite des biens, suite &#224; des proc&#232;s avec son beau-fr&#232;re. Claude De Becdeli&#232;vre, veuf, &#226;g&#233; de 53 ans, se marie en secondes noces, le 14 janvier 1728, avec Marie Ang&#233;lique Du Mouchel (ou Moucel), n&#233;e le 8 janvier 1716 et donc &#226;g&#233;e de 12 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 17 mai 1729, Marguerite Bouchard vendit la vicomt&#233; de Blosseville &#224; Louise Le Baillif, veuve de Nicolas Marye, d&#233;c&#233;d&#233; en 1719. Leur Fils Philippe Marye, &#233;poux de Marie Louise Formont, en prit possession ; puis sa fille Louise Marye &#233;pouse de Benigne Etienne Fran&#231;ois Poret de Boissemont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Leur fils Begnigne Poret De Boissemont, n&#233; en 1742, conservera le domaine jusqu'&#224; la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le conflit de la Ligue d'Augsbourg (1688/1697) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le XVII &#232;me si&#232;cle finit tristement pour Veules. La France &#233;tait engag&#233;e dans la guerre dite de la ligue d'Augsbourg et Tourville venait d'&#234;tre battu &#224; la Hogue. Les navires anglais couvraient la manche emp&#234;chant tout commerce et toute p&#234;che. Le 16 juillet 1694, les veulais r&#233;unis sur le haut des falaises &#224; l'embouchure de leur fleuve, purent voir passer la flotte de l'amiral Berkelay, longeant la c&#244;te &#224; deux milles au large. Pendant deux longues ann&#233;es, ils entendirent gronder les canons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#232;s lors, la ruine des p&#234;cheurs s'accentua. Le moindre bateau ne pouvait sortir sans risquer d'&#234;tre pris. Quand la paix de Ryswick, du 20 septembre 1697, met fin aux hostilit&#233;s, le commerce de la p&#234;che, le seul qui rest&#226;t &#224; Veules, avait &#233;t&#233; d&#233;truit par cinq ann&#233;es de guerre. La ville &#233;tait &#233;puis&#233;e et mis&#233;rable. Les p&#234;cheurs rest&#232;rent plus d'un an sans p&#234;cher, faute de bateau et faute d'argent pour en construire. La plupart des barques avaient &#233;t&#233; prises par les anglais. Celles qui restaient &#233;taient pourries sur les galets. Les armateurs ou marchands de poissons, tous ruin&#233;s, ne pouvaient fournir aux p&#234;cheurs de nouvelles embarcations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Meurtre de Nicolas Bouchard :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La p&#234;che du maquereau et du hareng &#233;tait une des principales activit&#233;s du port de Veules. Les seigneurs de Blosseville poss&#233;daient certaines pr&#233;rogatives sur le port, la rivi&#232;re et les p&#234;cheurs. Chaque bateau qui d&#233;chargeait dans le port de Veules devait un droit de 1000 harengs au vicomte de Blosseville. Cette obligation se rachetait moyennant finances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les conflits de juridiction devinrent parfois tellement vifs entre les officiers des moines de F&#233;camp et ceux du vicomte de Blosseville qu'il en r&#233;sulta des luttes &#224; main arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'un des premiers bateaux qui put prendre la mer au mois de septembre 1698, fut cause &#224; son retour d'une sc&#232;ne sauvage termin&#233;e par un meurtre. Ce bateau revenait charg&#233; de harengs et s'&#233;tait &#233;chou&#233; pr&#232;s du moulin &#224; mar&#233;e (ou moulin de la mer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4933 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique2_avant_moulins_disparus_.png?4933/e53dd3577b8a5edbc60eab70174ae9dacf35d2e0d57bfbe7d89d5c4d20e1470f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique2_avant_moulins_disparus_.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH307/destin_tragique2_avant_moulins_disparus_-54ddb.png?1773244454' height='307' width='500' alt='PNG - 474.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les moulins disparus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.veules-les-roses.fr/moulin-disparus/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.veules-les-roses.fr/moulin-disparus/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les officiers de l'abbaye de F&#233;camp soulev&#232;rent une contestation au sujet des droits &#224; payer pour le d&#233;chargement et la vente des poissons, pr&#233;tendant que les coutumes du port les autorisaient &#224; saisir une certaine portion du produit de la p&#234;che. Les gens du vicomte de Blosseville &#233;lev&#232;rent les m&#234;mes pr&#233;tentions en vertu des pr&#233;rogatives conf&#233;r&#233;es par Louis XI ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La querelle s'envenima et l'on en vint aux mains. Les deux parties &#233;taient arm&#233;es et les marins s'en m&#234;l&#232;rent. Le sang coula. Le vicomte de Blosseville averti accourut en personne et p&#233;rit d'un coup d'&#233;p&#233;e au cours de la bagarre. Son cadavre promen&#233; dans les rues de la ville fut insult&#233; par le peuple, puis abandonn&#233; au fond de l'un des chemins creux appel&#233;s cav&#233;es par les habitants. Ses serviteurs le recueillirent et purent l'inhumer dans le cimeti&#232;re de sa paroisse. Les assassins ne furent pas inqui&#233;t&#233;s tant &#233;tait grande la d&#233;sorganisation des pouvoirs publics &#224; cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4934 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique3_moulin_a_mareees_veules_les_roses_.png?4934/24a3517bb8a0642386732cefa19e475868c7d9f1bcf02f2faa66fe940bd528e9&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique3_moulin_a_mareees_veules_les_roses_.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH306/destin_tragique3_moulin_a_mareees_veules_les_roses_-91164.png?1773244455' height='306' width='500' alt='PNG - 307.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biographie du vicomte de Blosseville :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1698, le vicomte de Blosseville &#233;tait Nicolas Bouchard. Il &#233;tait conseiller au parlement de Normandie de 1692 &#224; 1699. N&#233; le 9 septembre 1673, il fut baptis&#233; deux jours plus tard, le 11 septembre, &#224; la paroisse Saint Martin sur Renelle, &#224; Rouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4935 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique4_signature_nicolas_bouchart_.png?4935/12daf11e4574964180d18845af189f8f5ee5f4e450ae0cedd3ae247f6279d993&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique4_signature_nicolas_bouchart_.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH70/destin_tragique4_signature_nicolas_bouchart_-e3725.png?1773244455' height='70' width='500' alt='PNG - 52.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ses parents sont Alexandre Bouchard, seigneur et vicomte de Blosseville, et Marie Elizabeth De Vauquelin, baronne de Cuibray. Son p&#232;re, &#226;g&#233; de 56 ans, est d&#233;c&#233;d&#233; le 15 septembre 1694, &#224; Paris et inhum&#233; &#224; la paroisse Saint Sulpice. Il est le seul fils du couple et a trois s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nicolas fut t&#233;moin du d&#233;c&#232;s ( paroisse saint Laurent-Rouen) et de l'inhumation (paroisse saint L&#244;- Rouen) de sa s&#339;ur Marie, &#226;g&#233;e de 19 ans, le 8 mars 1698.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4936 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique5_avant_polemiques_concernant_la_date_et_lieu_de_deces_.png?4936/22fa8b567330934caa33b07b8ee6f10d00b944ecf7f98e97a201a8f13e45eae3&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique5_avant_polemiques_concernant_la_date_et_lieu_de_deces_.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH358/destin_tragique5_avant_polemiques_concernant_la_date_et_lieu_de_deces_-f0c8e.png?1773244455' height='358' width='500' alt='PNG - 261.6 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pol&#233;miques concernant la date de d&#233;c&#232;s et le lieu d'inhumation :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par rapport &#224; plusieurs r&#233;cits concernant l'histoire du d&#233;c&#232;s de Nicolas Bouchard, on constate quelques divergences dans les dates ! Essayons d'y voir plus clair !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant la p&#234;che aux harengs, il existe trois zones : au large de l'&#233;cosse, des c&#244;tes anglaises et le long des c&#244;tes de la manche. On peut en d&#233;duire qu'en 1698, les p&#234;cheurs Veulais sont rest&#233;s sur nos c&#244;tes &#233;tant donn&#233; le mauvais &#233;tat de leurs embarcations. Or, cette p&#234;che se pratiquait de novembre &#224; janvier. Quand &#224; l'auteur, il mentionne septembre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A propos du d&#233;c&#232;s et de l'inhumation de Nicolas Bouchard en 1698, on ne retrouve aucun acte dans les registres de Veules les Roses, Blosseville ou Avremesnil. Certains mentionnent le d&#233;c&#232;s &#224; Veules les Roses et l'inhumation &#224; Blosseville ? Est-il mort aussit&#244;t ou quelques jours plus tard suite &#224; ses blessures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par contre, dans les registres paroissiaux de Rouen, on retrouve le d&#233;c&#232;s en date du 12 f&#233;vrier 1699, &#224; la paroisse Saint Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4937 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique6_deces_nicolas_bouchard_16_fevrier_1699.png?4937/54bb96215d5c32d723f3827f54899c95ba0cc5e53e3ebf65810caaa95686b37b&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique6_deces_nicolas_bouchard_16_fevrier_1699.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH94/destin_tragique6_deces_nicolas_bouchard_16_fevrier_1699-28019.png?1773244455' height='94' width='500' alt='PNG - 81.9 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son inhumation a lieu le lendemain, le vendredi 13 f&#233;vrier, &#224; la paroisse Saint L&#244;, dans le choeur de l'&#233;glise o&#249; sont inhum&#233;s ses anc&#234;tres. Il est &#226;g&#233; de 27 ans. Aucunes pr&#233;cisions concernant le d&#233;c&#232;s n'a &#233;t&#233; mentionn&#233;es par le pr&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4938 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique7_inhumation_nicolas_bouchard_paroisse_saint_lo.png?4938/67ce7dfec4b96072b038bc56763328063de2a4c4e58a41b98f4a7e9f670d1822&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique7_inhumation_nicolas_bouchard_paroisse_saint_lo.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH276/destin_tragique7_inhumation_nicolas_bouchard_paroisse_saint_lo-9140f.png?1773244455' height='276' width='500' alt='PNG - 191.5 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce peut-il qu'apr&#232;s cette rixe &#224; Veules les Roses, il ait &#233;t&#233; transport&#233; bless&#233; ou mort &#224; la paroisse saint Laurent, &#224; Rouen ? Seulement quinze lieues s&#233;parent les deux villes. Tout est possible ; mais je n'ai retrouv&#233; aucun document qui l'atteste. D'autre part, son lieu de domicile et son travail comme conseiller au parlement, se trouvent &#224; Rouen. Ses anc&#234;tres habitaient &#224; Rouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les demoiselles de Blosseville, Catherine, Madeleine et Marguerite Bouchard, s&#339;urs de la victime, firent de vaines d&#233;marches pour obtenir le jugement de ou des assassins, mais l'abb&#233; de F&#233;camp couvrit ses hommes de sa protection et ceux-ci ne furent pas poursuivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4939 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique8_eglise_saint_lo.png?4939/4bd3a94273d9b67886a0f638948394d258fd1858930a64df6e100a8087bdcdd9&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique8_eglise_saint_lo.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH293/destin_tragique8_eglise_saint_lo-70b92.png?1773244455' height='293' width='500' alt='PNG - 277 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Eglise saint L&#244; &#224; Rouen)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rebondissement dans l'affaire du meurtre qui pose question : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sur le livre &#171; les anoblis par charge en Haute Normandie &#187; de G&#233;rard d'Arundel de Cond&#233; on trouve l'information suivante : &#171; Guillaume Legendre, ayant tu&#233; un de ses coll&#232;gues, au parlement de Rouen, Nicolas Bouchard, il dut voyager &#224; l'&#233;tranger &#187;. Qui est-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Guillaume Legendre, sieur de Romilly, re&#231;u conseiller au parlement de Rouen en 1695, est baptis&#233; le 29 mai 1672, au temple de Quevilly. Ses parents de confession protestante, sont Thomas Legendre et Esther Scott. C'est une famille de marchands bourgeois, anoblie par Louis XIV, en mars 1685. Guillaume est le fils a&#238;n&#233; d'une famille de dix enfants. Son oncle Philippe Legendre, pasteur de l'&#233;glise r&#233;form&#233;e de Quevilly, dut se r&#233;fugier &#224; Rotterdam apr&#232;s son interdiction de pr&#234;che en 1682 suivant l'arr&#234;t du conseil d'&#233;tat du Roi. Guillaume ne dut pas s'exiler bien longtemps, puisqu'il d&#233;c&#233;dait le 24 octobre 1700, &#224; Rouen, paroisse saint Jean, &#226;g&#233; seulement de 28 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4939 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/destin_tragique8_eglise_saint_lo.png?4939/4bd3a94273d9b67886a0f638948394d258fd1858930a64df6e100a8087bdcdd9&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/destin_tragique8_eglise_saint_lo.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH293/destin_tragique8_eglise_saint_lo-70b92.png?1773244455' height='293' width='500' alt='PNG - 277 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si Guillaume Legendre avait tu&#233; Nicolas Bouchard, au parlement, &#224; Rouen, qui est ce jeune seigneur qui mourut d'une rixte &#224; Veules les Roses ? Nicolas Bouchard &#233;tait le dernier vicomte de Blosseville ! Il ne peut &#234;tre mort &#224; deux endroits diff&#233;rents ? Par contre, on ne connait pas avec certitude le lieu o&#249; Guillaume Legendre accompli son acte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Epilogue :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Plus on fait de recherches concernant le meurtre de ce jeune seigneur, plus on se retrouve avec des questions sans r&#233;ponse ! Pour le moment, vu l'incertitude concernant cette affaire, il serait int&#233;ressant de pouvoir retrouver d'autres documents, qui pourraient nous &#233;clairer sur le nom du myst&#233;rieux seigneur du lieu, r&#233;put&#233; avoir &#233;t&#233; assassin&#233; &#224; Veules les Roses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Encha&#238;ner les noms, lieux et dates que l'on reporte dans son arbre g&#233;n&#233;alogique peut apporter un certain plaisir, mais le plus int&#233;ressant c'est l'introuvable. Celui-ci nous oblige &#224; approfondir nos recherches, &#224; b&#226;tir des strat&#233;gies et nous transforme en enqu&#234;teur......................&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) le feurre : de l'ancien fran&#231;ais fuerre ou fouarre qui est de la paille vieilli de c&#233;r&#233;ales (bl&#233;, seigle etc...) qui sert de fourrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Francis Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la participation de Didier Hannequin (association Blosseville histoire vivante) blohisviv@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph Daoust (&#233;tudes normandes-1969)&lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Dubosc (les noms des communes de la seine inf&#233;rieure sous la r&#233;volution)&lt;br class='autobr' /&gt;
Louis.Prevost (recherches historiques sur la ville et la vall&#233;e de Veules-1888)&lt;br class='autobr' /&gt;
Registres paroissiaux (Archives de Seine Maritime)&lt;br class='autobr' /&gt;
Revue catholique de Normandie du 15 novembre 1899 (chronique familiale des Baudouin)&lt;br class='autobr' /&gt;
La Gallissoni&#232;re (&#233;lections d'Arques)&lt;br class='autobr' /&gt;
Comte Arundel de Cond&#233; (les anoblis en Haute Normandie)&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Legendre (Histoire de la pers&#233;cution faite &#224; l'&#233;glise de Rouen sur la fin du dernier si&#232;cle)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/pdf/destin-tragique-d-un-jeune-seigneur-cauchois_a950-2.pdf?5125/09a76e41f8cec8e66e99895609d1b4796ae42a07224b9a6b7d2de89b1fea232e" length="999841" type="application/pdf" />
		

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		<title> Nos anc&#234;tres marins : la grande p&#234;che &#224; la morue &#224; Terre Neuve</title>
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		<dc:date>2023-01-28T06:48:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Autrefois, sous l'ancien r&#233;gime, l'industrie de la p&#234;che occupait une grande place dans le commerce valeriquais ainsi que les constructions navales qui y &#233;taient tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es. Saint Valery en Caux vivait au rythme des navires partant pour la p&#234;che &#224; la morue sur les bancs d'Islande et de Terre Neuve. La population de la ville &#233;tait compos&#233;e de deux tiers de marins. Un grand nombre habitait la rue Saint L&#233;ger, le quartier des p&#234;cheurs fond&#233; au XIII &#232;me si&#232;cle. Plusieurs articles publi&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/arton878-9d298.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Autrefois, sous l'ancien r&#233;gime, l'industrie de la p&#234;che occupait une grande place dans le commerce valeriquais ainsi que les constructions navales qui y &#233;taient tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es. Saint Valery en Caux vivait au rythme des navires partant pour la p&#234;che &#224; la morue sur les bancs d'Islande et de Terre Neuve. La population de la ville &#233;tait compos&#233;e de deux tiers de marins. Un grand nombre habitait la rue Saint L&#233;ger, le quartier des p&#234;cheurs fond&#233; au XIII &#232;me si&#232;cle. Plusieurs articles publi&#233;s en 1894, dans le journal local &#171; Le Pays de Caux &#187; constatent que les p&#234;ches diminuent d'ann&#233;e en ann&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4160 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_navie_saint_michel.png?4160/c5653b0a4271bb19a0e0dfb47e02852058ccbee4b86860cc927f6b98fa9dd1db&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_navie_saint_michel.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH318/terre_neuve_navie_saint_michel-1e584.png?1773244456' height='318' width='500' alt='PNG - 282.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#234;che &#224; la morue sur les bancs de Terre Neuve :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis 1864, les marins quittent le port au commencement d'avril, &#224; moins qu'ils ne soient forc&#233;s d'aller chercher leur sel aux Sables d'Olonne ou au Portugal (S&#233;tubal) voir en Espagne (Cadix). Dans ce cas, ils partent dans la premi&#232;re quinzaine de mars. Avant la nouvelle r&#233;glementation de 1864, les marins partaient entre les 10 et 12 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; G&#233;n&#233;ralement, ils arrivent sur le banc de Terre Neuve vers le 25 avril. Ces dates de d&#233;part correspondent avec le moment du frai des morues. Le banc de Terre Neuve &#224; une longueur de 300 km pour une largeur de 100 km. C'est un grand banc de sable. Le climat est froid et brumeux. La p&#234;che se termine g&#233;n&#233;ralement entre le 15 et 20 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'approvisionnement des navires se compose de 220 tonneaux de sel, 4 tonneaux de biscuit, 250 kg de viande sal&#233;e, l&#233;gumes (pommes de terre), &#339;ufs, beurre, huile, caf&#233;, th&#233; et conserves. A cela, il faut y ajouter 250 hectolitres de cidre, 10 barriques de vin - sans oublier l'eau de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4161 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_bassin_berigny_a_fecamp_louis_jourdain_1900.png?4161/4b3f3fc16be4e19aad8308f68391c281a7eda764b9dd8de7aefe0b0ee1bbe78d&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_bassin_berigny_a_fecamp_louis_jourdain_1900.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH195/terre_neuve_bassin_berigny_a_fecamp_louis_jourdain_1900-61d7d.png?1773244456' height='195' width='500' alt='PNG - 239.6 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conditions d'engagement de l'&#233;quipage :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'armateur fournit la nourriture, les boissons et tous les engins de p&#234;che. La d&#233;pense d'un armement peut revenir &#224; 40 000 francs de l'&#233;poque. L'armateur a pour faire face &#224; ses d&#233;penses les quatre cinqui&#232;mes du produit de la p&#234;che. L'autre cinqui&#232;me est partag&#233; entre l'&#233;quipage. Le capitaine a deux parts, le second et le saleur une part et demi, les matelots une part, les novices &#226;g&#233;es de 16 &#224; 18 ans trois quarts de part et les mousses une demi-part. D'autre part, toutes les d&#233;penses ou avaries communes aux diff&#233;rentes parties sont support&#233;s pour quatre cinqui&#232;mes pour l'armateur et un cinqui&#232;me pour l'&#233;quipage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4167 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_navire_de_fecamp.png?4167/514aa1f9b1ab5c2a7e9e4a23d3119f26cad969bf4cde8651b56e3d319d219a85&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_navire_de_fecamp.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH789/terre_neuve_navire_de_fecamp-35be5.png?1773244456' height='789' width='500' alt='PNG - 729.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#234;che &#224; Saint Valery en Caux au cours des si&#232;cles :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Vers la fin du XVI &#232;me si&#232;cle, en 1577, Guillaume Delabrecque arme &#171; le Nicollas &#187; pour la p&#234;che &#224; Terre Neuve. Le 13 juillet 1577, il fait une reconnaissance de dettes envers gracye Paix pour le rachat de son navire pill&#233; au retour de la p&#234;che &#224; la morue (tabellionage du Havre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au d&#233;but du XVII &#232;me si&#232;cle, le port arme plus de 40 navires de 100 &#224; 200 tonneaux dont dix huit qui se livraient &#224; la p&#234;che &#224; la morue. Plusieurs navires et vaisseaux partent du port, pour se rendre sur les bancs de Terre Neuve. On compte aussi une trentaine de grosses barques qui vont &#224; la p&#234;che aux harengs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis la fin du XVII &#232;me si&#232;cle et au cours du XVIII &#232;me si&#232;cle, le commerce du port &#233;tait m&#233;diocre. En 1739, on note la pr&#233;sence de cinq navires arm&#233;s pour la p&#234;che &#224; la morue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le Proph&#232;te Elie &#187;, navire &#224; deux ponts jaugeant 130 tonneaux, command&#233; par le capitaine Cordonnier et arm&#233; par Anquetil et Cie.&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; le Saint Nicolas &#187;, b&#226;timent de 70 tonneaux, command&#233; par le capitaine Jean Follin et arm&#233; par Nicolas Anquetil. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; la Madeleine &#187;, b&#226;timent de 70 tonneaux, command&#233; par le capitaine Louis Cavelier et arm&#233; par Jean Vasse.&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; la Marie H&#233;l&#232;ne &#187;, b&#226;timent de 70 tonneaux, command&#233; par le capitaine Robert Canard.&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; le Saint Louis &#187;, b&#226;timent de 70 tonneaux, command&#233; par le capitaine Pierre Feray et arm&#233; par la famille Rigoult.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4162 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_sloop_saint_valery_1900.png?4162/18080c042db2eeccfa93bffe95fdcaaad2119567797a1b12f4cef8f7139b4d9f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_sloop_saint_valery_1900.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH315/terre_neuve_sloop_saint_valery_1900-31dbf.png?1773244456' height='315' width='500' alt='PNG - 336 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pendant la p&#233;riode r&#233;volutionnaire, les armements sont nombreux, mais ils pratiquent autant le long cours que le cabotage, autant la p&#234;che aux harengs que celle de la morue. Parmi les armateurs on trouve : Philippe Rigoult, Louis et Thomas Vasse, Jean Folin, Nicolas Anquetil, Fauconnet, Massif, Cotelle, Vasselin, Paumier, Le Seigneur, Patey, Angot, Dupuis, Hanot, Lefran&#231;ois, Canard, Pannevel, L&#233;chaud&#233;e etc... A ces noms, on peut ajouter ceux des maisons &#233;trang&#232;res, notamment celles de Rouen, qui prirent Saint Valery en Caux comme port d'attache. Quelques noms de famille sont toujours pr&#233;sents actuellement, dans cette ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4168 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_vers_le_quartier_saint_leger.png?4168/c1904b15949f2a202026dbfedaded7732de00c779f18149e4d22d831aba6a010&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_vers_le_quartier_saint_leger.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH329/terre_neuve_vers_le_quartier_saint_leger-422dd.png?1773244456' height='329' width='500' alt='PNG - 514.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Quartier saint l&#233;ger Saint Valery en Caux)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le nombre de navires du port a peu vari&#233; entre 1830 et 1893. Au cours du XIX &#232;me si&#232;cle, il y a 10 Terre-neuviers en 1825 (autant qu'&#224; F&#233;camp) ; 5 en 1834 ; 12 en 1840, 9 en 1845 ; 5 en 1850, 3 entre 1855 et 1857 ; 11 en 1858, 7 en 1859, 5 en 1860 ; 6 en 1861 ; 5 &#224; 6 entre 1862 et 1865, 7 en 1866, 4 en 1867 ; 8 en 1869 ; 4 entre 1875 et 1878 ; 5 en 1879, 7 en 1880, 4 en 1881, 7 en 1882 et 1883, 6 en 1884, 3 en 1885, 2 en 1887 et 1888.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1853, deux navires partent du port : &#171; la Corn&#233;lie &#187; et &#171; le P&#232;re Adam &#187; qui appartiennent aux armateurs Desgenetais et Anquetil. Ce dernier fut maire de la ville pendant vingt cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1854, seul le &#171; P&#232;re Adam &#187; prit le large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1882, &#171; le Bengali &#187; est perdu corps et biens pendant la campagne de p&#234;che. A cette &#233;poque, Louis Savoye, conseiller g&#233;n&#233;ral, constatait d'apr&#232;s un relev&#233; de l'inscription maritime, que dans l'espace de dix ans, la campagne d'Islande avait ravi plus de cent marins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4163 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_calvaire_des_marins.png?4163/216e8213169d776992119a119772b257306acc075885ee74a31c8882f58e0c1f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_calvaire_des_marins.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH592/terre_neuve_calvaire_des_marins-a3799.png?1773244456' height='592' width='400' alt='PNG - 580.9 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inscription maritime :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Jusqu'en 1892, les 36 km de c&#244;tes entre les Petites Dalles jusqu'&#224; Saint Aubin sur Mer, furent administr&#233;s par un officier du commissariat de la marine si&#233;geant &#224; Saint Valery en Caux et d&#233;pendant du quartier de F&#233;camp. Le bureau &#233;tait compos&#233; d'un sous-commissaire, un syndic des gens de la mer, deux gardes maritimes (un &#224; Veules les Roses et un &#224; Veulettes sur Mer) et un gendarme de la marine. Suite &#224; la diminution progressive du commerce et de la population maritime du port de Saint Valery en Caux, sur une p&#233;riode de quinze ans, la ville cessa d'&#234;tre un quartier maritime. Avant cette p&#233;riode, il y avait entre 1100 et 1200 hommes inscrits sur les r&#244;les d'&#233;quipage, venant pour moiti&#233; des ports voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire du Trois M&#226;ts &#034; Christoph Colomb &#034; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Arm&#233; &#224; F&#233;camp, le 7 mars 1867, le trois m&#226;ts &#171; Christoph Colomb &#187; l&#232;ve l'ancre pour les mers froides de Terre Neuve. Le dimanche 17 mars 1867, en pleine mer, &#224; Terre Neuve, entre 7h30 et 8 h du matin, les 21 marins et leur capitaine sont r&#233;unis sur le pont, pour la pri&#232;re. La mer &#233;tant d&#233;cha&#238;n&#233;e, une vague &#233;norme balaya le pont et emmena 14 hommes d'&#233;quipage, les sept autres &#233;tant projet&#233;s &#224; l'int&#233;rieur du navire. Ces derniers parvinrent &#224; sauver un naufrag&#233; de la mort, un nomm&#233; Jacques Savary, les treize autres disparurent dans les flots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4166 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_funerailles_d_un_marin_tableau_d_henri_rudaux_1865_.1925_.png?4166/562334c59befce6d5e238b0eaa3e0f55b0461d89ee0a259797dc7698bdc47156&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_funerailles_d_un_marin_tableau_d_henri_rudaux_1865_.1925_.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH326/terre_neuve_funerailles_d_un_marin_tableau_d_henri_rudaux_1865_.1925_-5f9bf.png?1773244456' height='326' width='500' alt='PNG - 419.8 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Parmi les marins disparus, il y avait Charles Ars&#232;ne Quesnel &#226;g&#233; de 32 ans. N&#233; le 23 mai 1832, &#224; Saint Valery en Caux, il est le fils de Fr&#233;d&#233;ric et Suzanne Fleury. Charles est marin et s'embarque &#224; F&#233;camp le 07 mars 1867, pour la saison de p&#234;che &#224; la morue &#224; Terre Neuve sur le Trois M&#226;ts &#034; Christoph Colomb &#034;. Charles venait de se marier trois mois plus t&#244;t, le 20 d&#233;cembre 1866, &#224; Saint Valery en Caux, avec Rose Pacifique Renout, couturi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; N'ayant plus de nouvelles d'Ars&#232;ne, celui ci fut ray&#233; de la matricule des hors de service par d&#233;cision minist&#233;rielle le 29 f&#233;vrier 1868. La transcription du d&#233;c&#232;s fut faite sur les registres de l'&#233;tat civil de Saint Val&#233;ry en Caux, par Marcel Baudry, adjoint au maire, suite au jugement du tribunal d'Yvetot, le 19 f&#233;vrier 1876.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4164 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_deces_quesnel_jugement_tribunal.png?4164/1374ad18b1f1d3accc7642391a5f011775d0b4de730f00aff153cf64f025c22b&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_deces_quesnel_jugement_tribunal.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH746/terre_neuve_deces_quesnel_jugement_tribunal-8ed9f.png?1773244456' height='746' width='400' alt='PNG - 386.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Rose pacifique refusa peut-&#234;tre d'admettre la mort de son &#233;poux et esp&#233;rait son retour. Elle n'eut pas d'autre mari. Peu &#224; peu, tous oublient et seules les veuves gardent le souvenir des disparus. Elle mourut le 21 septembre 1903, chemin de la Haye H&#233;brant &#224; l'h&#244;pital de Saint Etienne du Rouvray.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La vie des marins :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comme on le voit dans cet exemple parmi d'autre, le m&#233;tier de marin &#233;tait extr&#234;mement dangereux dans les parages de Terre Neuve, que ce soit sur les navires et embarcations armant au long cours, au cabotage et &#224; la p&#234;che &#224; la morue pour les bancs. Les naufrages, les accidents, le mauvais temps, les maladies ou l'inconscience &#233;taient autant de causes qui ont entra&#238;n&#233; la perte de beaucoup de marins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Parmi les temp&#234;tes meurtri&#232;res du XIX &#232;me si&#232;cle, on note l'ouragan du 25 ao&#251;t 1873 qui fit dispara&#238;tre pr&#232;s de 200 marins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4165 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/terre_neuve_poeme_de_victor_hugo.png?4165/c9bf8120415e28d46b1f6ec01a41a8bcdbb85266adc3b99da9a7aa115708ff84&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/terre_neuve_poeme_de_victor_hugo.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH369/terre_neuve_poeme_de_victor_hugo-79ce0.png?1773244456' height='369' width='500' alt='PNG - 368.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 16 juillet 1836, Victor Hugo, qui s&#233;journe &#224; Saint Valery en Caux, entend la temp&#234;te qui fait rage sur les falaises. Il compose alors le po&#232;me &#171; oc&#233;ano nox &#187; (la nuit sur l'oc&#233;an) o&#249; il &#233;voque la mort en mer et le sort posthume de ceux qui en sont victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/oceano_nox&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/oceano_nox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au d&#233;but du XX &#232;me si&#232;cle, les derniers terre-neuvas abandonn&#232;rent le port de Saint Valery en Caux devenu inapte &#224; leurs activit&#233;s d'envergure, se tournant avec leurs &#233;quipages, vers F&#233;camp, pour trouver de nouveaux embarquements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F,Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;br class='autobr' /&gt;
R&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel Banse (le pass&#233; maritime de Saint Valery en Caux)&lt;br class='autobr' /&gt;
Yves Duboys Fresnay (les armements morutiers &#224; Saint Valery en Caux)&lt;br class='autobr' /&gt;
J.Darsel (l'amiraut&#233; de saint valery en Caux)&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives de Seine Maritime 4E7448 ann&#233;e 1876 vue 25 acte 41&lt;br class='autobr' /&gt;
Dr Leloutre (Saint Valery en Caux-1895)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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		<title>Les trois d&#233;clarations de mariage de Jean Lefebvre </title>
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		<dc:creator>Martine HAUTOT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On est d&#233;but de l'ann&#233;e 1789 quand Jean Lefebvre, blanchisseur de toiles, &#226;g&#233; de 82 ans se rend &#224; l'&#233;glise de Gueures, &#224; quelques kilom&#232;tres de Luneray, dans la vall&#233;e de la Sa&#226;ne, pour y d&#233;clarer ses mariages. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est que le roi Louis XVI, par son &#233;dit de tol&#233;rance de 1787, promulgu&#233; en 1788, vient de permettre aux protestants de b&#233;n&#233;ficier d'un &#233;tat-civil sans se convertir au catholicisme, droit dont il ne disposait plus depuis la r&#233;vocation de l'Edit de Nantes par le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/arton823-f5c92.jpg?1773028364' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;On est d&#233;but de l'ann&#233;e 1789 quand Jean Lefebvre, blanchisseur de toiles, &#226;g&#233; de 82 ans se rend &#224; l'&#233;glise de Gueures, &#224; quelques kilom&#232;tres de Luneray, dans la vall&#233;e de la Sa&#226;ne, pour y d&#233;clarer ses mariages. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4039 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/gueures_eglise.png?4039/30dd8f8abadcb816aa0c7268a9377faac963f8441ad647b9161e1f1a225c8027&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/gueures_eglise.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH333/gueures_eglise-151a2.png?1773244456' height='333' width='500' alt='PNG - 282.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est que le roi Louis XVI, par son &#233;dit de tol&#233;rance de 1787, promulgu&#233; en 1788, vient de permettre aux protestants de b&#233;n&#233;ficier d'un &#233;tat-civil sans se convertir au catholicisme, droit dont il ne disposait plus depuis la r&#233;vocation de l'Edit de Nantes par le roi Louis XIV en 1685.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis lors la religion catholique &#233;tait la seule religion autoris&#233;e dans le royaume. Maintenant l'&#233;dit de tol&#233;rance permet aux protestants de faire r&#233;habiliter leurs mariages clandestins : ils doivent pour cela en fournir la preuve, d&#233;clarer le nombre, l'&#226;ge et le sexe des enfants qui sont issus de cette union. Ces d&#233;clarations doivent &#234;tre faites devant un officier de justice ou le cur&#233; de la paroisse et dans le d&#233;lai d'un an &#224; partir de la promulgation de l'&#233;dit. Jean choisit de se pr&#233;senter au cur&#233; de Gueures, c'est plus facile que de se rendre au baillage d'Arques. Il a pris avec lui tous ses papiers. Le cur&#233; ne pourra lui faire d'histoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; N&#233; une vingtaine d'ann&#233;es apr&#232;s la r&#233;vocation, Jean a &#233;t&#233; baptis&#233;, suivant la r&#232;gle d&#233;sormais en vigueur, en l' &#233;glise paroissiale de Luneray le 4 janvier 1707. Bien que catholique par son bapt&#234;me, ses parents l'ont &#233;lev&#233; dans la foi protestante. Il n'est pas un cas unique, loin de l&#224;, dans la petite ville de Luneray qui compte depuis longtemps d&#233;j&#224; une importante communaut&#233; protestante. Depuis lors il est rest&#233; fid&#232;le &#224; la foi de ses anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On ne peut &#224; cette &#233;poque &#233;chapper au bapt&#234;me catholique des enfants quand on est protestant, mais on peut &#233;viter le mariage &#224; l'&#233;glise et officialiser son union par un contrat de mariage. C'est ce que va faire &#224; trois reprises Jean Lefebvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il raconte ainsi sa vie au cur&#233; de Gueures, ce 27 janvier 1789 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 1729, j'avais 22 ans et je me suis uni avec Anne Leplay. Voici le contrat que nous avons sign&#233; le 10 Novembre 1729, elle avait quelques ann&#233;es de moins que moi, &#233;tait native d'Autretot, du c&#244;t&#233; d' Yvetot. Ses parents l'avaient &#233;lev&#233;e dans la foi protestante. L'ann&#233;e suivante, le 28 d&#233;cembre 1730, nous avons eu une premi&#232;re fille, pr&#233;nomm&#233;e Anne, elle a &#233;t&#233; baptis&#233;e &#224; Saint-Ouen-sous Brachy. Le cur&#233; de Saint-Ouen a dit qu'elle &#233;tait n&#233;e de notre &#171; pr&#233;tendu mariage &#187; ! On les a retrouv&#233;s, ces mots-l&#224; qui me faisaient mal, pour la naissance de Marguerite, deux ans plus tard. J'ai pas mal d&#233;m&#233;nag&#233; sans aller jamais bien loin. A la paroisse de Gonrel, (dit aussi gourel) &#224; deux pas de Brachy, deux de mes gar&#231;ons, Jean-Pierre Nicolas et Jacques ont &#233;t&#233; baptis&#233;s puis Pierre, mon dernier gar&#231;on l'a &#233;t&#233;, un peu plus loin, &#224; Saint-Ouen-Prend-en-bourse (Bertreville-Saint-Ouen). Parfois le cur&#233; oubliait de parler de pr&#233;tendu mariage mais mes enfants n'&#233;taient pas pour autant l&#233;gitimes ! Croyez-moi j'ai eu bien des malheurs, perdu deux petites filles en bas &#226;ge et pour finir mon &#233;pouse Anne est morte apr&#232;s avoir mis au monde 7 enfants. A l'heure qu'il est, il me reste de cette union cinq enfants, deux filles, Anne 58 ans et Marguerite 56 ans et 3 gar&#231;ons : Jean-Pierre Nicolas, 47 ans, Jacques 44 ans et Pierre 41 ans. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4040 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/gueures_edit_royal_1787.png?4040/cc9e506b6d23adf4b73a6e2a6ab2fc0dad63a9399c7a371d619f9caa3a1a3f03&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/gueures_edit_royal_1787.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH594/gueures_edit_royal_1787-8237a.png?1773244456' height='594' width='400' alt='PNG - 422.8 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Monsieur le cur&#233; a commenc&#233; &#224; &#233;crire &#171; Selon l'&#233;dit royal du 27 Novembre 1787 donnant un &#233;tat civil aux sujets non catholiques s'est pr&#233;sent&#233; en l'&#233;glise de Gueures le 27 janvier 1789 Jean Lefebvre 82 ans originaire de Greuville, fils de feu Lefebvre Jacques et Marie Lefebvre pour d&#233;clarer sa premi&#232;re union&#8230; &#187; et puis il a not&#233; scrupuleusement les informations donn&#233;es par Jean : date du contrat de mariage, enfants vivants issus de l'union avec la date et le lieu de leur bapt&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Jean a continu&#233; le r&#233;cit de sa vie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'avais des enfants en bas &#226;ge, je ne pouvais pas rester seul, je me suis remari&#233; avec Jeanne Lheureux. Voici le contrat, il est dat&#233; du 5 Juin 1753. Jeanne Lheureux appartenait &#224; une famille protestante des environs de Luneray. Elle m'a donn&#233; quatre autres enfants en six ans de mariage et &#224; son tour elle est d&#233;c&#233;d&#233;e. Dieu &#233;prouve les siens. Comme elle ne pouvait &#234;tre enterr&#233;e dans un cimeti&#232;re catholique, on a demand&#233; au baillage d'Arques l'autorisation de l'inhumer. De cette union il me reste trois enfants vivants : Jean-Baptiste 35 ans baptis&#233; &#224; Saint-Ouen-prend-en-bourse apr&#232;s avoir &#233;t&#233; ondoy&#233; par Marin Fran&#231;ois, ma&#238;tre en chirurgie d'Avremesnil en raison d'un p&#233;ril de mort, Marie 31ans et Rose 30 ans, toutes deux baptis&#233;s au Gonrel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Monsieur le Cur&#233; a repris la plume et not&#233; et Jean a poursuivi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avec tout &#231;a je prenais de l'&#226;ge, j'avais d&#233;pass&#233; la cinquantaine, j'avais encore des petits. Alors je me suis remari&#233;, mon deuil fait, avec Jeanne Ouvrix, d'une excellente famille, tenez j'ai le contrat sign&#233; du 5 juillet 1763 chez ma&#238;tre Delaun&#233; &#224; Fontaine-le-Dun. (ou plut&#244;t &#224; Autigny). Ma nouvelle femme n'&#233;tait plus toute jeune, je n'ai pas eu d'autres enfants&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le cur&#233; a encore not&#233;. Et puis Jean lefebvre, les t&#233;moins et le cur&#233; de Gueures ont sign&#233; la d&#233;claration. Parmi les t&#233;moins son fils Jean-Pierre Nicolas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Jean Lefebvre peut repartir heureux : il n'a pas reni&#233; sa foi protestante et ses enfants sont enfin l&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4041 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/gueures_blanchisseur.png?4041/6cee3ed45d57f765e2d57b1ea5c1f56e32cac10a49b3737dbd2e0e6a3220dfc8&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/gueures_blanchisseur.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH521/gueures_blanchisseur-08241.png?1773244456' height='521' width='400' alt='PNG - 307 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quelques ann&#233;es apr&#232;s, quand Jean meurt , la r&#233;volution est pass&#233;e par l&#224;, l'&#233;tat-civil la&#239;c a &#233;t&#233; institu&#233;. Il d&#233;c&#232;de &#224; 88 ans, blanchisseur de tissus, vivant de son bien, le troisi&#232;me jour compl&#233;mentaire de l'an II (19 septembre 1794) &#224; Gueures, c'est son fils Jean-Pierre Nicolas, meunier &#224; bl&#233; au moulin de la Garenne et blanchisseur de fil qui d&#233;clare son d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article de Martine Hautot&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Adh&#233;rente cgpcsm)&lt;br class='autobr' /&gt;
R&lt;br class='autobr' /&gt;
Pubi&#233; par Francis Renout&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Deux jeunes Cauchois meurent au S&#233;n&#233;gal, de la fi&#232;vre jaune, &#224; l'&#233;t&#233; 1881.</title>
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		<dc:date>2022-11-08T08:26:25Z</dc:date>
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		<dc:creator>Martine HAUTOT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De temps &#224; autre, quand on feuillette les registres d'&#233;tat-civil, on rencontre en plus des actes habituels des transcriptions d'actes. Cela concerne en particulier les d&#233;c&#232;s des soldats survenus hors de leur r&#233;sidence. C'est le code civil napol&#233;onien qui a cr&#233;&#233; cette obligation de transcription dans son article 80. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En cas de d&#233;c&#232;s dans les h&#244;pitaux militaires, civils ou autres maisons publiques, les sup&#233;rieurs, directeurs, administrateurs et ma&#238;tres de ces maisons, seront tenus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/arton822-d84dd.jpg?1773055176' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De temps &#224; autre, quand on feuillette les registres d'&#233;tat-civil, on rencontre en plus des actes habituels des transcriptions d'actes. Cela concerne en particulier les d&#233;c&#232;s des soldats survenus hors de leur r&#233;sidence. C'est le code civil napol&#233;onien qui a cr&#233;&#233; cette obligation de transcription dans son article 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4033 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_code_civil.png?4033/4477b24e41b6bf28697704a98c74737bcb1d8ec1b5b784cae26502264580ee34&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_code_civil.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH663/cauchois_code_civil-74673.png?1773244456' height='663' width='400' alt='PNG - 387.6 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En cas de d&#233;c&#232;s dans les h&#244;pitaux militaires, civils ou autres maisons publiques, les sup&#233;rieurs, directeurs, administrateurs et ma&#238;tres de ces maisons, seront tenus d'en donner avis, dans les vingt-quatre heures, &#224; l'officier de l'&#233;tat civil, qui s'y transportera pour s'assurer du d&#233;c&#232;s, et en dressera l'acte, conform&#233;ment &#224; l'article pr&#233;c&#233;dent, sur les d&#233;clarations qui lui auront &#233;t&#233; faites, et sur les renseignements qu'il aura pris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il sera tenu en outre, dans lesdits h&#244;pitaux et maisons, des registres destin&#233;s &#224; inscrire ces d&#233;clarations et ces renseignements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'officier de l'&#233;tat civil enverra l'acte de d&#233;c&#232;s &#224; celui du dernier domicile de la personne d&#233;c&#233;d&#233;e, qui l'inscrira sur les registres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est ainsi que j'ai pu d&#233;couvrir dans le registre de Saint-Aubin-sur-Scie &#224; la date du 19 f&#233;vrier 1882 que le jeune M&#233;d&#233;ric Pierre Lema&#238;tre de Saint-Aubin sur Scie &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; au S&#233;n&#233;gal le 7 ao&#251;t 1881.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4034 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_deces_lemaitre_1881.png?4034/f578ef644fa2538d30d90485edc541aca14f103a1941c9a7436b984f11b0395f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_deces_lemaitre_1881.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH323/cauchois_deces_lemaitre_1881-4de0d.png?1773244456' height='323' width='400' alt='PNG - 150.6 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; M&#233;d&#233;ric Lema&#238;tre est n&#233; le 23 novembre 1858 au hameau du Hamelet &#224; Saint-Aubin sur Scie, canton d'Offranville, d'un p&#232;re journalier qui ne sait pas signer et d'une m&#232;re fileuse. Il a plusieurs s&#339;urs et un fr&#232;re a&#238;n&#233; Pierre Benjamin, n&#233; en 1854. Les deux fr&#232;res sont soumis aux lois sur la conscription r&#233;tablie apr&#232;s la d&#233;faite de 1871, assortie d'un tirage au sort. A la suite du conseil de r&#233;vision l'a&#238;n&#233; n'est pas consid&#233;r&#233; comme bon pour le service actif en raison d'une hernie inguinale, ce qui lui permet de se marier deux ans plus tard. Il n'en est pas de m&#234;me pour M&#233;d&#233;ric. Sur le registre de Rouen Nord de la classe 1878, M&#233;d&#233;ric a la fiche matricule 1330. Cette fiche nous donne une id&#233;e de son physique, c'est un homme d'1m68, aux yeux gris et aux cheveux bruns, sans signe particulier. Il est catholique, poss&#233;d&#233; les niveaux 1 et 2 d'instruction, c'est-&#224;-dire qu'il sait &#233;crire et lire. Il y est dit qu'au tirage au sort du canton d'Offranville, il a tir&#233; le num&#233;ro 1, qu'il est bon pour le service actif et qu'il est incorpor&#233; le 20 d&#233;cembre 1879. Il rejoint le premier r&#233;giment d'infanterie de marine. Ce r&#233;giment cr&#233;e en 1822, qui a op&#233;r&#233; &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur : Mexique, Cochinchine est en garnison &#224; Saint-Louis du S&#233;n&#233;gal en 1878.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4035 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_fiche_militaire_lemaitre_1878.png?4035/8029d90dad5334dd6abe87b6ed0b7361a6b2e2bab41e92c4beabc58931ea6759&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_fiche_militaire_lemaitre_1878.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L454xH590/cauchois_fiche_militaire_lemaitre_1878-4498f.png?1773244456' height='590' width='454' alt='PNG - 433 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La fiche matricule nous dit sobrement d&#233;c&#233;d&#233; le 7 ao&#251;t 1881.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour en savoir plus il faut regarder la transcription dans le registre de Saint-Aubin-sur-Scie au d&#233;but de l'ann&#233;e 1882 (acte n&#176; 5) intitul&#233;e : &#171; Jugement constatant le d&#233;c&#232;s du sieur Lema&#238;tre . Transcription &#187;. D'abord on remarque que c'est un jugement &#233;tabli par le tribunal de 1&#232;re instance de Saint Louis le 2 d&#233;cembre 1881, donc pr&#232;s de six mois apr&#232;s le d&#233;c&#232;s parce que l'acte de d&#233;c&#232;s n'a pas &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; au moment du d&#233;c&#232;s. Le jugement tiendra lieu d'acte de d&#233;c&#232;s. On y apprend que M&#233;d&#233;ric, soldat du premier r&#233;giment de marine, est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; Bob Diara, camp militaire entre Saint Louis et l'embouchure du S&#233;n&#233;gal pendant l'&#233;pid&#233;mie de fi&#232;vre jaune, le 7 ao&#251;t 1881. Le nom de cette fi&#232;vre, transmise par un moustique provient de la jaunisse qu'elle occasionne. Il n'existe alors pas de vaccin contre cette fi&#232;vre qui vous emporte un homme en l'espace de dix jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4036 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_carte_senegal.png?4036/dbc1289bd6150a5e48bcabe99fb2cf51b7221cea9e6c64c36c4d3097b6a9c1b8&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_carte_senegal.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L428xH327/cauchois_carte_senegal-fd62a.png?1773244456' height='327' width='428' alt='PNG - 120.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est sans doute &#224; cause de cette &#233;pid&#233;mie qui a gravement touch&#233; son r&#233;giment que l'acte de d&#233;c&#232;s de M&#233;d&#233;ric n'a pu &#234;tre &#233;tabli conform&#233;ment &#224; la r&#232;gle par le capitaine commandant du poste militaire. En m&#233;tropole on a eu connaissance de cette fi&#232;vre qui faisait peur par des articles dans les journaux mais il est peu probable que ces articles aient atteint le petit village de Saint-Aubin sur Scie. Le journal du XIX si&#232;cle publie le 26 ao&#251;t 1881 justement une correspondance de Saint-Louis du 8 ao&#251;t, le lendemain de la mort du jeune soldat. Il y est dit que 120 personnes sont mortes de cette &#233;pid&#233;mie dont 20 civils. Les soldats sont donc les plus concern&#233;s et en particulier le r&#233;giment d'infanterie de marine auquel appartient M&#233;d&#233;ric. Simple soldat il n'a pas l'honneur d'&#234;tre cit&#233; dans les colonnes du journal mais, parmi les victimes, outre le gouverneur du S&#233;n&#233;gal Louis Ferdinand de Lanneau, il est d&#233;plor&#233; la mort d'un chef de bataillon, de quatre capitaines et deux sous-lieutenants dans ce r&#233;giment. La nouvelle du d&#233;c&#232;s de M&#233;d&#233;ric interviendra plus tardivement dans sa commune et son inscription dans les registres de Saint-Aubin-sur-Scie ne sera effectu&#233;e que le 19 f&#233;vrier 1882.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un autre Cauchois est d&#233;c&#233;d&#233; ce m&#234;me &#233;t&#233; &#224; Bop Diara de la fi&#232;vre jaune. Il s'agit Gustave Maret , n&#233; le 2 ao&#251;t 1858 &#224; Gruchet Saint Sim&#233;on, canton de Bacqueville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4037 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_maret_1882.png?4037/39662d4ea6f185394c188034d3c73cc4f531912a7c2ae009b9c616c2fc58edff&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_maret_1882.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH281/cauchois_maret_1882-83935.png?1773244456' height='281' width='400' alt='PNG - 119 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Celui-ci est boulanger, fils de boulanger et a un niveau 3 d'instruction, qui correspond &#224; l'enseignement primaire. Ces deux-l&#224; ne devaient pas se conna&#238;tre avant leur service militaire. Leurs deux communes d'origine ne sont &#233;loign&#233;es que d'une quinzaine de kilom&#232;tres mais elles ne sont pas dans le m&#234;me canton, toutefois on peut penser que la similitude de leur sort et leurs origines dans ce m&#234;me coin de la Normandie les ont fait se rapprocher. Gustave d&#233;c&#232;de quelques jours avant M&#233;d&#233;ric, au lendemain de son 23&#232;me anniversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4038 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/cauchois_maret_fiche_militaire.png?4038/7ab5c107f8de15682971529897e9b376cb0a1d35c4f02fa70847441670f89063&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/cauchois_maret_fiche_militaire.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH462/cauchois_maret_fiche_militaire-72605.png?1773244456' height='462' width='400' alt='PNG - 337.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour lui comme pour son camarade pas d'acte de d&#233;c&#232;s mais un jugement de la m&#234;me cour statuant le m&#234;me jour. La transcription est encore plus tardive : 13 d&#233;cembre 1882.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On ne sait si leurs d&#233;pouilles ont rejoint le pays de Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article de Martine Hautot&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Adh&#233;rente cgpcsm)&lt;br class='autobr' /&gt;
R&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publier par Francis Renout&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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		<title>Les naufrag&#233;s du vaisseau de la marine royale &#171; le Bourbon &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



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&lt;p&gt;En consultant les registres paroissiaux de la ville de Saint Valery en Caux, on retrouve trois actes concernant des services d'inhumation &#224; l'&#233;gard de trois marins du lieu d&#233;c&#233;d&#233;s en mer sur le vaisseau de guerre &#171; le Bourbon &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces trois marins valeriquais se nommaient : Adrien Bachelet, Fran&#231;ois Rigoult et Nicolas Pl&#233;. Ces services d'inhumation ou plut&#244;t ces simulacres d'enterrement, faits par le pr&#234;tre Ridel, entre le 12 et le 16 juin 1741, sans les corps des disparus, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/arton820-217be.jpg?1773062379' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;En consultant les registres paroissiaux de la ville de Saint Valery en Caux, on retrouve trois actes concernant des services d'inhumation &#224; l'&#233;gard de trois marins du lieu d&#233;c&#233;d&#233;s en mer sur le vaisseau de guerre &#171; le Bourbon &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces trois marins valeriquais se nommaient : Adrien Bachelet, Fran&#231;ois Rigoult et Nicolas Pl&#233;. Ces services d'inhumation ou plut&#244;t ces simulacres d'enterrement, faits par le pr&#234;tre Ridel, entre le 12 et le 16 juin 1741, sans les corps des disparus, servaient au repos des &#226;mes de ces marins disparus en mer. Sans ces actes transcrits sur les registres paroissiaux, ces personnes auraient d&#233;finitivement disparus de nos m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quelques informations permettent de poursuivre l'enqu&#234;te : le nom du vaisseau de guerre &#171; le Bourbon &#187; et le nom du capitaine commandant ce navire ; nom malheureusement difficilement exploitable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le Bourbon &#187; est un navire de guerre fran&#231;ais en service de 1719 &#224; 1741, portant 74 canons sur deux ponts. Comme d'autres vaisseaux de guerre de la marine royale, lanc&#233;s pendant les vint-cinq premi&#232;res ann&#233;es du r&#232;gne de Louis XV, il reste le plus clair de son temps &#224; quai. Vingt ans apr&#232;s son lancement, en 1739, &#171; le Bourbon &#187; appareille enfin pour sa premi&#232;re mission. Vaisseau de commandement du marquis d'Antin compos&#233; d'une division de quatre navires, ils partent &#224; destination de la mer baltique, pour une repr&#233;sentation diplomatique, aupr&#232;s des cours de Su&#232;de et du Danemark. Cette mission va durer de mai &#224; septembre 1739.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4012 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_navire_de_guerre_1719_a_1741.png?4012/e07236d2c75b030f3e2121470ae747c69b904ee591ee93f02fd492aa3a03e884&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_navire_de_guerre_1719_a_1741.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH300/le_bourbon_navire_de_guerre_1719_a_1741-080c2.png?1773244457' height='300' width='400' alt='PNG - 184.6 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Le Bourbon)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1740, l'Espagne demande de l'aide &#224; la France. Le cardinal de Fleury envoie aux Cara&#239;bes, une escadre de 22 navires de guerre, sous les ordres du vice-amiral le marquis d'Antin. Les vaisseaux partent de Brest en septembre 1740. La m&#234;me ann&#233;e, sous les ordres de C&#233;sar Louis Boulainvilliers de Croy, capitaine, le vaisseau &#171; le Bourbon &#187; rejoint aux Antilles l'escadre du marquis d'Antin, nomm&#233; Antoine Fran&#231;ois De Pardaillan de Gondrin, officier de marine, vice-amiral de France, commandant de la flotte du ponant, &#224; Brest, de 1737 &#224; 1741. Il combat sans succ&#232;s la flotte britannique dans le cadre de l'intervention fran&#231;aise dans le conflit anglo-espagnol mais oblige les anglais &#224; suspendre leurs op&#233;rations. Les fran&#231;ais affaiblis par les maladies tropicales (fi&#232;vre jaune) et le manque d'approvisionnement, restent le plus souvent en rade de Saint-Domingue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4013 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_arbre_genealogique_d_antoine_francois_de_pardaillan_de_gondrin.png?4013/e6082e05016fe518c001b53e2fa24f022a62b90d3656ff0398437518493002cf&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_arbre_genealogique_d_antoine_francois_de_pardaillan_de_gondrin.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH359/le_bourbon_arbre_genealogique_d_antoine_francois_de_pardaillan_de_gondrin-1b078.png?1773244457' height='359' width='500' alt='PNG - 67 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(arbre g&#233;n&#233;alogique de Fran&#231;ois de Pardaillan de Gondrin)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guerre de l'oreille de Jenkins :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikimonde.com/article/Guerre_de_l%27oreille_de_Jenkins&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikimonde.com/article/Guerre_de_l%27oreille_de_Jenkins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 7 f&#233;vrier 1741, le marquis d'Antin appareille pour la France, laissant aux Antilles la division du chevalier d'Espinay. Le navire &#171; le Bourbon &#187; fait partie de l'escadre de retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 12 avril 1741, au retour des Antilles, &#224; la hauteur d'Ouessant, le vaisseau fait beaucoup d'eau, suite aux d&#233;g&#226;ts occasionn&#233;s par une forte temp&#234;te. Le vaisseau se retrouve s&#233;par&#233; de sa flotte. Il devient alors impossible de faire fonctionner les pompes. Se rendant compte que le navire est perdu, C&#233;sar Louis Boulainvilliers, fait mettre &#224; l'eau la chaloupe et le canot, sur lesquels embarquent 23 officiers et marins, sous pr&#233;texte d'aller chercher du secours. Parmi ces marins, il y a son fils Henry Louis, &#226;g&#233; de vingt ans. Pour ne pas cr&#233;er de panique, le capitaine Boulainvilliers resta &#224; bord. Une demi-heure plus tard, sous les yeux de ce groupe d'hommes, &#171; le Bourbon &#187; sombre avec le reste de l'&#233;quipage, dont nos trois marins Valeriquais, &#224; dix lieues du cap Finist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4014 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_navire_de_guerre_ouessant.png?4014/2b8d38a965cd01a9bc8a65acfa3391f1f71a37c526735e304a5e508a1e91397a&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_navire_de_guerre_ouessant.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH200/le_bourbon_navire_de_guerre_ouessant-3579d.png?1773244457' height='200' width='400' alt='PNG - 53.5 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Ouessant)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 18 avril, le marquis d'Antin arrive &#224; Brest. Il meurt d'&#233;puisement le 24 avril, &#226;g&#233; de seulement 32 ans, &#224; la paroisse Saint Louis, &#224; Brest. Le lieutenant Jacques de Roquefeuil, promu en mai, le remplace &#224; la t&#234;te de l'escadre de Brest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quarante ans apr&#232;s le naufrage, le comte d'Estaing, &#233;crit une note inspir&#233;e par le t&#233;moignage de Louis Henry de Boulainvilliers de Croy devenu entre-temps capitaine sur &#171; le Languedoc &#187;, un des vaisseaux de son escadre en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La conduite de son p&#232;re qui s'immola sur &#171; le Bourbon &#187;, qui ne voulu point abandonner ce vaisseau coulant sous ses pieds, qui nomma froidement ceux qu'il arrachait &#224; la mort certaine en les faisant embarquer dans le canot ou la chaloupe o&#249; il ne voulu point entrer, parce que son devoir de capitaine l'en emp&#234;chait, et parce que, s'il e&#251;t abandonn&#233; son vaisseau, la foule qu'il n'aurait pu contenir aurait submerg&#233; les deux embarcations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant nos trois marins, j'ai pu retrouver la trace de Nicolas Pl&#233;. Fils de Nicolas Pl&#233;, boulanger, et d'Elizabeth le Breton, il na&#238;t le 27 mai 1708, &#224; Saint Valery en Caux. Il se marie le 7 juillet 1739, avec Marguerite Alexandre de Montgrime, fille de G&#233;d&#233;on, bourgeois, laboureur, et d'Ang&#233;lique Rigoult. Cette famille Alexandre de Montgrime a &#233;t&#233; anoblie en 1638. Nicolas est marinier. Le couple n'e&#251;t pas d'enfants, car je pense que son &#233;poux &#233;tait d&#233;j&#224; parti en mer pour une longue p&#233;riode. Quelques mois apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de celui-ci, elle se marie en secondes noces, le 3 d&#233;cembre 1742, au m&#234;me lieu, avec Jean Baptiste Auger, capitaine de navire. Malheureusement, &#226;g&#233;e seulement de 28 ans, elle d&#233;c&#232;de le 11 septembre 1743, quelques jours apr&#232;s la naissance de son fils Jean Baptiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4016 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_inhumation_de_nicolas_ple_le_16_juin_1741_vue_22.png?4016/f9603f4cfd87430ba9ba70e6168dda98a7ee5a27e5ddb637a9c66cece6f83e3c&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_inhumation_de_nicolas_ple_le_16_juin_1741_vue_22.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH109/le_bourbon_inhumation_de_nicolas_ple_le_16_juin_1741_vue_22-5f1a9.png?1773244457' height='109' width='500' alt='PNG - 66.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quant &#224; Fran&#231;ois Rigoult, il est n&#233; le 22 octobre 1713, &#224; Saint Valery en Caux. Il est le fils de Philippe et de Marie Basire, mari&#233;s en 1699, qui eurent quatorze enfants. C'est une famille de Bourgeois, dont les anc&#234;tres furent procureur du Roi en l'administration de Saint Valery en Caux et avocat au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4015 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_inhumation_de_francois_rigoult_le_12_juin_1741_vue_22.png?4015/983eeccb9612464c7632883f0efa799e65e03e8f6471878595db5fc016577c04&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_inhumation_de_francois_rigoult_le_12_juin_1741_vue_22.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH88/le_bourbon_inhumation_de_francois_rigoult_le_12_juin_1741_vue_22-ef648.png?1773244457' height='88' width='500' alt='PNG - 55.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant Adrien Bachelet, deux naissances pourraient correspondre sur la paroisse de Saint Valery en Caux en 1700 et 1720. Difficile de savoir lequel des deux correspond &#224; notre marin, &#233;tant donn&#233; qu'on n'a m&#234;me pas son &#226;ge approximatif au moment du d&#233;c&#232;s. Plusieurs familles &#171; Bachelet &#187; sont originaires de ce lieu depuis le XVII &#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4017 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/le_bourbon_inhumation_d_adrien_bachelet_le_13_juin_1741_vue_22.png?4017/1a7b0f39a218fef94b6a69ccb40015a1dbb4300c51c0962859e2c190852201af&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/le_bourbon_inhumation_d_adrien_bachelet_le_13_juin_1741_vue_22.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L500xH105/le_bourbon_inhumation_d_adrien_bachelet_le_13_juin_1741_vue_22-a33b2.png?1773244457' height='105' width='500' alt='PNG - 63.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;br class='autobr' /&gt;
R&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources :&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives nationales de France, marine G24, liste des vaisseaux du Roi au 1 janvier 1723.&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives d&#233;partementales de Seine Maritime&lt;br class='autobr' /&gt;
wikimonde (guerre de l'oreille de Jenkins)&lt;br class='autobr' /&gt;
Hubert Granier (Marins de France au combat)&lt;br class='autobr' /&gt;
Revue marine et coloniale/ Minist&#232;re de la marine et des colonies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/pdf/les-naufrages-du-vaisseau-de-la-marine-royale-le-bourbon_a820-2.pdf?4077/5b2be3ae8e7701bcf7be61d46e4800bced54da7edc3a984203e44acce5bd7970" length="585568" type="application/pdf" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title> Travaux forc&#233;s pour vol de trois chemises au XIX &#232;me si&#232;cle</title>
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		<dc:date>2022-07-15T05:23:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis RENOUT</dc:creator>



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&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIX &#232;me si&#232;cle, la justice n'&#233;tait pas tendre envers ses concitoyens ! Voici les faits qui furent reproch&#233;s &#224; trois femmes et le jugement qui s'ensuivit. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous sommes dans le courant d'octobre 1822, &#224; Saint Valery en Caux, petit bourg du Pays de Caux. Aim&#233;e Marguerite Angot, fileuse, &#226;g&#233;e de 35 ans et Madeleine Thierry sont surprises en train de voler trois chemises. Dans le m&#234;me temps, Aim&#233;e Marguerite Angot et Fran&#231;oise Marguerite Christioche, 52 ans, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.geneacaux.fr/spip/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Ev&#233;nements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L80xH71/arton812-9035e.jpg?1773052612' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Au d&#233;but du XIX &#232;me si&#232;cle, la justice n'&#233;tait pas tendre envers ses concitoyens ! Voici les faits qui furent reproch&#233;s &#224; trois femmes et le jugement qui s'ensuivit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous sommes dans le courant d'octobre 1822, &#224; Saint Valery en Caux, petit bourg du Pays de Caux. Aim&#233;e Marguerite Angot, fileuse, &#226;g&#233;e de 35 ans et Madeleine Thierry sont surprises en train de voler trois chemises. Dans le m&#234;me temps, Aim&#233;e Marguerite Angot et Fran&#231;oise Marguerite Christioche, 52 ans, font une tentative de vol dans un magasin du lieu, &#224; l'aide de fausses cl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3944 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_chemises_du_xix_eme_siecle.png?3944/5e0db639b32f19ce0ac74c0ed33bf528d26179055a8e174cd88304132974bbe4&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_chemises_du_xix_eme_siecle.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L350xH269/travaux_forces_chemises_du_xix_eme_siecle-74f55.png?1773244457' height='269' width='350' alt='PNG - 144.3 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Toutes trois sont arr&#234;t&#233;es et sont mises &#224; la disposition du juge. Le jugement est rendu le 24 mars 1825. Les sentences sont les suivantes : six ans de travaux forc&#233;s pour Aim&#233;e Marguerite Angot, cinq ans de travaux forc&#233;s pour Fran&#231;oise Marguerite Christioche et un an de prison pour Madeleine Thierry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A cette &#233;poque, la criminalit&#233; f&#233;minine pr&#233;sente un caract&#232;re tr&#232;s occasionnel. Les crimes reproch&#233;s sont des vols dans la majorit&#233; des cas. Souvent dus &#224; leurs conditions de vie pr&#233;caire, ces vols sont commis par n&#233;cessit&#233;. La nature des objets vol&#233;s consiste souvent en biens de consommation et en argent. On per&#231;oit chez ces personnes une grande fragilit&#233; sociale avec un niveau d'instruction assez faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au cours de cette p&#233;riode, les femmes et les filles forment une population sp&#233;cifique au sein du monde p&#233;nitentiaire. En effet, les condamn&#233;es aux travaux forc&#233;s ne vont pas dans les bagnes, mais dans des maisons centrales, avec les autres cat&#233;gories p&#233;nales. Ce r&#233;gime particulier se fonde sur leur inaptitude aux travaux p&#233;nibles effectu&#233;s par les bagnards. Toutefois ces derniers ex&#233;cutent leur peine &#171; au grand air &#187; ; tandis que les femmes sont enferm&#233;es et astreintes &#224; un travail obligatoire, avec de strictes conditions de d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui &#233;taient ces trois femmes ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant Aim&#233;e Marguerite Angot, celle-ci est n&#233;e le 25 avril 1789 &#224; Saint Valery en Caux. Elle est la fille de Jacques Angot, capitaine de vaisseau de l'&#233;tat, et de C&#233;cile Rose Grenier, qui se sont mari&#233;s le 4 octobre 1785, au m&#234;me lieu. C'est une famille de marchands depuis le XVII &#232;me si&#232;cle. Son grand-p&#232;re Jean Philippe, &#233;poux de Marguerite Massif, est un adjoint de la nouvelle municipalit&#233; install&#233;e le 12 frimaire de l'an IV (3/12/1795). Il est consid&#233;r&#233; comme notable et membre de la commission des subsistances. Aim&#233;e Marguerite qui exerce le m&#233;tier de fileuse, restera c&#233;libataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3945 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_fileuses.png?3945/0fab093e7af14781fa2ed71d08c133dc30c42643076d9a78c2b3601d7415679b&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_fileuses.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L286xH356/travaux_forces_fileuses-bd53e.png?1773244457' height='356' width='286' alt='PNG - 231.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant Fran&#231;oise Marguerite Christioche, celle derni&#232;re est n&#233;e le 18 d&#233;cembre 1772, &#224; Saint Valery en Caux. Elle est la fille de Jean et de Marie Anne Fran&#231;oise Caperon qui se sont unis le 17 f&#233;vier de la m&#234;me ann&#233;e, au m&#234;me lieu. Son parrain est Jean Philippe Angot, grand-p&#232;re d'Aim&#233;e Marguerite. Elle na&#238;t dans une famille de marins qui habite la rue Saint L&#233;ger. Elle se marie le 17 nivose de l'an VI (06/01/1798) avec Jacques Alexandre Gigot. En cette ann&#233;e 1798, Jean est marin et Fran&#231;oise Marguerite est fileuse. Un fils, Jacques Alexandre, va na&#238;tre le 22 septembre 1808, &#224; Boulogne sur Mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concernant Madeleine Thierry, je ne retrouve aucun renseignement la concernant. Est ce son nom de famille ? Celui de son &#233;poux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; furent effectu&#233;es les peines de prison :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ag&#233;e de 53 ans, Fran&#231;oise Marguerite Christioche d&#233;c&#232;de le vendredi 12 ao&#251;t 1825, &#224; Gaillon, dans l'Eure soit seulement quatre mois apr&#232;s la date de la sentence. Sur l'acte de d&#233;c&#232;s, les t&#233;moins sont Christophe Joseph Huyon, 35 ans et Louis F&#233;lix Bonvallet, 55 ans. Tous deux sont gardiens &#224; la maison centrale de d&#233;tention de Gaillon. La transcription sur les registres de Saint Valery en Caux est faite le 31 d&#233;cembre 1825.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3946 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_chateau_de_gaillon.png?3946/9f33c427763c0e08d1d4239c572eb9998ffa01f6e9c93c78b7f0653bd275a75e&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_chateau_de_gaillon.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH295/travaux_forces_chateau_de_gaillon-87805.png?1773244457' height='295' width='400' alt='PNG - 284.8 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Ch&#226;teau de Gaillon)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suite &#224; un d&#233;cret, cette maison centrale de d&#233;tention de Gaillon a &#233;t&#233; ouverte le 3 janvier 1812, dans l'ancien ch&#226;teau donn&#233; par Saint Louis aux archev&#234;ques. A la r&#233;volution fran&#231;aise, le ch&#226;teau &#233;tait la proie des pilleurs. Il devient alors propri&#233;t&#233; de l'&#233;tat. C'est alors que le pr&#233;fet de l'Eure, Barth&#233;l&#233;my Fran&#231;ois de Chambaudoin, propose d'y &#233;tablir la maison centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3950 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_deces_des_prisonniers_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon.png?3950/d5123b1e1d4d9f0298b1cfaa6d2b46bd49fdc95b66cebe3c4f5e240baa8e1167&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_deces_des_prisonniers_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH287/travaux_forces_deces_des_prisonniers_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon-f24c3.png?1773244457' height='287' width='400' alt='PNG - 91.1 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Elle accueillera plus de 500 condamn&#233;s des deux sexes dans les anciens b&#226;timents. En 1817, on am&#233;nage un premier atelier de tissage. Dans ces ateliers seront aussi fabriqu&#233;s des chaussons, des chaises, des tapis, de la peausserie, brosserie et cordonnerie. En 1820, un quartier correctionnel pour mineurs et un quartier pour les femmes sont ouverts. Dans ce lieu, d'apr&#232;s le docteur Vingtrinier de Rouen, on constate 614 d&#233;c&#232;s entre 1817 et 1825. En 1839, les derni&#232;res femmes prisonni&#232;res du lieu partent de Gaillon. La prison fermera d&#233;finitivement en 1901.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3949 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_fenetre_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon.png?3949/96094bdccc41d418e015fcc582139bb3c3b8223dc71aca902095603de1cdae9f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_fenetre_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH370/travaux_forces_fenetre_de_la_prison_du_chateau_de_gaillon-1c007.png?1773244457' height='370' width='400' alt='PNG - 342.5 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Fen&#234;tre de prison)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A partir de 1803, des maisons centrales sont ouvertes sur tout le territoire fran&#231;ais. Install&#233;es dans d'anciens biens nationaux : abbayes, citadelles, ch&#226;teaux, ces maisons centrales accueillent les condamn&#233;s &#224; l'emprisonnement correctionnel de plus d'un an, les condamn&#233;s &#224; la r&#233;clusion criminelle et les femmes condamn&#233;es aux travaux forc&#233;s. A partir de 1812, les personnes condamn&#233;es habitant les d&#233;partements de l'Eure, de la Somme, de la Seine Inf&#233;rieure, de l'Orne et de l'Eure et Loir seront amen&#233;es et incarc&#233;r&#233;es au ch&#226;teau de Gaillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3947 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_prisons_du_chateau_de_gaillon.png?3947/58663a81a99fdb84114daae96ca98faca1e2830c0cc6058d33d5625df327298f&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_prisons_du_chateau_de_gaillon.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH197/travaux_forces_prisons_du_chateau_de_gaillon-75a5f.png?1773244457' height='197' width='400' alt='PNG - 169.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Prisons du ch&#226;teau de Gaillon)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les archives de la Maison centrale de Gaillon, pour le XIXe si&#232;cle, constituent les sous-s&#233;ries 2Y et 43 YP &#224; 47 YP. En particulier, sont conserv&#233;s les registres d'&#233;crou de 1816 &#224; 1899 (cot&#233;s de 43 YP 1 &#224; 27). Les registres matricules, quant &#224; eux, sont conserv&#233;s de 1816 &#224; 1867 (44 YP 1 &#224; 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le ch&#226;teau prison de Gaillon :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/rh19/6450&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/rh19/6450&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Historique du ch&#226;teau de Gaillon :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.eure.gouv.fr/content/download/13225/82796/file/11%20Historique%20complet%20du%20Ch%C3%A2teau%20de%20Gaillon.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.eure.gouv.fr/content/download/13225/82796/file/11%20Historique%20complet%20du%20Ch%C3%A2teau%20de%20Gaillon.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les remparts de Gaillon :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://remparts-de-normandie.eklablog.com/les-remparts-de-gaillon-eure-a130707430&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remparts-de-normandie.eklablog.com/les-remparts-de-gaillon-eure-a130707430&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 12 janvier 1826, Jacques Alexandre Gigot, alors veuf, se marie en secondes noces avec Suzanne R&#233;alan. Ag&#233; de 61 ans, il d&#233;c&#232;de le 25 mars 1830, dans le quartier des marins, sis rue Saint L&#233;ger, &#224; Saint Valery en Caux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3948 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geneacaux.fr/spip/IMG/png/travaux_forces_rue_saint_leger_saint_valery_en_caux.png?3948/2f56ad9e8b98734af822afdb17b56fe0f725a67e44aee015861f1951b497d863&#034; class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/travaux_forces_rue_saint_leger_saint_valery_en_caux.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.geneacaux.fr/spip/local/cache-vignettes/L400xH249/travaux_forces_rue_saint_leger_saint_valery_en_caux-9f220.png?1773244457' height='249' width='400' alt='PNG - 209.2 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Rue Saint L&#233;ger Saint Valery en Caux)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aim&#233;e Marguerite Angot, apr&#232;s avoir purg&#233; sa peine, reviendra &#224; Saint Valery en Caux, son village natal. On a trace d'un legs de 600 francs effectu&#233; au bureau de bienfaisance de la ville par une certaine Aim&#233;e Marguerite Angot. Etait-ce la m&#234;me personne ? Rest&#233;e c&#233;libataire, elle d&#233;c&#232;de le 16 f&#233;vrier 1843, sise cav&#233;e des &#233;cros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Qu'est devenue Madeleine Thierry ? On ne le saura peut-&#234;tre jamais ! Victor Hugo disait : &#171; Ceux qu'on appelait les petits, les sans grades, ont form&#233; l'immense majorit&#233; des hommes et des femmes, qui &#224; leur mani&#232;re et dans l'ombre, ont forg&#233; l'histoire. Pourtant, &#224; l'inverse des grands de ce monde, ils ont laiss&#233;s peu de traces dans les manuels scolaires, disparaissant tout aussi vite de nos m&#233;moires. G&#233;n&#233;alogistes et historiens ont fait sortir de l'oubli la vie de nos anc&#234;tres. Au fil de leurs recherches, nous les voyons travailler, aimer, souffrir, en un mot : vivre &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.Renout&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Administrateur cgpcsm)&lt;br class='autobr' /&gt;
R&lt;br class='autobr' /&gt;
Sources :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virginie Despres (femmes et filles envoy&#233;es en prison entre 1822 et 1850)&lt;br class='autobr' /&gt;
Marc Renneville (le ch&#226;teau prison de Gaillon)&lt;br class='autobr' /&gt;
Archives d&#233;partementales de Seine Maritime&lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;n&#233;acaux (Base de donn&#233;es)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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